"J'aime bien mes appareils, surtout les plus anciens" : ce passionné tient un musée de la TSF, l'ancêtre de la radio

Jean-Claude Bernard possède un musée hors du temps. Plus de 600 objets s'y trouvent, dont la majeure partie sont des TSF, télégraphies sans fil, des ancêtres de la radio. Un musée qui rend hommage au travail des anciens.

TSF, ce sont trois lettres que les plus jeunes ignorent la signification. À Nanteuil, à côté de Saint-Maixent-L'École dans les Deux-Sèvres, il existe le musée de la TSF. Un petit musée où on fait connaissance avec l'ancêtre de la radio.

Un appareil d'un autre temps

Celui qui explique le mieux cet appareil, c'est le propriétaire des lieux. "Le TSF, c’est tout simplement un appareil dans lequel l’on retrouve à l’intérieur un montage électronique de l’époque, avec des lampes, des transformateurs, des condensateurs... Ça sert à réceptionner les ondes : concrètement, c’est l’ancêtre de la radio. TSF veut dire transmission sans fil ou télégraphie sans fil, et aujourd’hui téléphone sans fil", indique Jean-Claude Bernard. Dans les années 1930, une TSF coûtait une année de salaire pour un ouvrier.

L’ancêtre de la radio est apparu il y a plus d'un siècle, et le propriétaire du musée en possède des centaines. "Ça a commencé au début du siècle dernier, vers 1905. Les premiers récepteurs ont la particularité d’avoir une lampe sur le dessus. On les appelle des TM, des télégraphies militaires. On appelle ces appareils, des postes batteries. À l’époque, il n’y avait pas d’électricité partout, il fallait donc des batteries pour les faire fonctionner. On recevrait principalement les grandes ondes", ajoute Jean-Claude Bernard.

Sur les nombreuses étagères de ce musée, on retrouve une pièce assez rare. "C'est le fameux télégraphe, avec un manipulateur pour envoyer le morse, qui perforait une bande. À la réception, au bout, il y avait un autre appareil qui transformait le signal en un message. C’est exactement le même qui était présent dans le Titanic. C’est très difficile à trouver, mais il est encore en état de marche."

Plus de 600 objets dans ce musée

Cette passion pour les TSF, Jean-Claude l'a eu dès son plus jeune âge, vers ses 14 ans. Depuis plus de 40 ans, il rassemble des pièces rares. "C’est vers mes 40 ans que je me suis définitivement pris de passion parce que j’aime bien mes appareils, mais surtout les premiers. Ils ont un design complètement différent, ils sont très personnalisés. C’est la mécanique de l’appareil qui me fascine", avoue l'ancien radio-électricien.

C’est quand même malheureux que les jeunes ne s’y intéressent pas plus.

Jean-Claude Bernard

Passionné de TSF

Malgré tout, il regrette que les plus jeunes générations ne s'intéressent pas à ce passé. "C’est quand même malheureux que les jeunes ne s’y intéressent pas plus, car c’est un passé très important. Si on a la radio et le téléphone, c’est grâce à la TSF et aux anciens qui l’ont découvert."

Dans le musée de Jean-Claude Bernard, on retrouve des téléphones, des électrophones, mais aussi des gramophones. "C’est l’ancêtre du jukebox que l’on trouvait dans les bars. Il fonctionne qu’avec des pièces. On utilise ce gramophone qu’avec des disques à saphir", explique-t-il.

Au total, ce sont plus de 600 objets que cet homme de 84 ans entrepose dans son musée qui plonge les visiteurs dans une autre époque.

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