Face à "une situation sanitaire préoccupante" la campagne de dépistage est renforcée dans les lycées de Dordogne

Les résultats des tests effectués avant les vacances sont alarmants. Depuis aujourd'hui les lycées de Charente, Creuse et Dordogne font l'objet d'un dépistage intensif pour tenter de "casser les chaînes de contamination". 

© France Télévisions

C'est un véritable plan de guerre lancé dans les lycées de trois départements de Nouvelle-Aquitaine en Creuse, Charente et Dordogne. En Dordogne, elle a débuté depuis ce mardi 3 mars au matin dans le lycée Maine de Biran à Bergerac, et dans le lycée professionnel de la Porte d'Aquitaine à Thiviers.

Demain, ce sera au tour du lycée professionnel Pablo Picasso de Périgueux, puis le 4 mars, à celui du lycée Pré de Cordy à Sarlat, Arnaut Daniel à Ribérac et au lycée privé Saint-Joseph de Périgueux. Vendredi 5 l'opération se déroulera au lycée Bertran de Born de Périgueux. Et ainsi de suite, jusqu'à ce que les 10 454 élèves des 24 lycées (d’enseignement général ou technologique, professionnel et agricole, publics ou privés) du département aient eu la possibilité de se faire tester. 

La possibilité, mais pas l'obligation. Les lycéens seront testés sur la base du volontariat, après avoir produit une autorisation signée de leurs parents. Les personnels qui le souhaitent peuvent également se faire dépister.

Cette vaste campagne de dépistage fait l'objet d'une campagne d'information de la part des chefs d’établissement, avec la diffusion d’affiches et de flyers, et l’envoi d’un courrier aux parents afin de sensibiliser le plus d’élèves possibles.

La difficulté résidera effectivement dans la capacité à mobiliser des jeunes souvent asymptomatiques. L'ARS, la Région, la Préfecture et l'Académie espèrent casser la chaîne de contamination, alors que les résultats des tests effectués avant les vacances scolaires montrent des signes inquiétants, avec une forte dynamique de propagation due aux variants.

Les tests effectués par prélèvement nasopharyngés sont réalisés par les équipes d’infirmières scolaires de l’Éducation nationale, des médiateurs de la lutte anti-covid (protection civile) et des étudiants en médecine.

Le dépistage se poursuivra dans les prochaines semaines en deux phases : une première vague par tests antigéniques suivie à deux semaines d’intervalle par un second test, dans un cadre expérimental établi par l’ARS.

Les trois départements ciblés représentent une population lycéenne totale d'environ 24 000 élèves dans une cinquantaine d’établissements scolaires. D’autres départements de la région pourront bénéficier de ce dispositif en fonction de l’évolution de l’épidémie.

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