Dordogne : le tribunal de Bordeaux rejette une requête des opposants au contournement de Beynac

© France 3 Périgords - Philippe Niccolaï
© France 3 Périgords - Philippe Niccolaï

Le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté ce mercredi une requête d'opposants au projet de contournement de Beynac en Dordogne.

Par Maïté Koda

C'est un nouveau revers pour le collectif "Sauvons la Vallée de la Dordogne",  opposé au chantier du contournement routier de Beynac en Dordogne. Le tribunal administratif a rejeté le référé suspensif qu'ils avaient déposé contre l'autorisation des travaux.
 
 

Les juges sont très frileux

"On gardait espoir, même si on sait que dans ce genre de dossiers, qui sont toujours très politiques, les juges sont en général très frileux", a commenté Me Maginot, l'avocat de la Sepanso, la Société pour l'étude, la protection et l'aménagement de la nature dans le Sud Ouest en Dordogne.
 
 

Vers un recours devant le Conseil d'Etat ?

L'avocat regrette notamment que le tribunal n'ait pas motivé son rejet, et n'ait pas expliqué pourquoi "les très bons arguments" des opposants n'avaient pas été retenus. Il n'exclut pas la possibilité d'un recours devant le Conseil d'état. Les opposants ont quinze jours pour prendre leur décision.
 
 



Le 20 mars, le tribunal administratif de Bordeaux avait déjà rejeté un premier référé, déposé par une propriétaire d'un Château à Castelnaud-la-Chapelle. 



Le contournement de la discorde

Les opposants demandent l'arrêt du  chantier, lancé en février,  du  contournement de la commune, qui prévoit de construire une route de 3,4 kilomètres entre la départementale 703 et la départementale 49. Sont également prévus, deux ponts et un rond-point, afin de réduire le flux de véhicules, dont des centaines de camions, qui traversent chaque jour Beynac.

Un "vieux" projet
Mais pour les défenseurs de l'environnement, l'impact d'un tel chantier sur l'environnement et la biosphère serait catastrophique. Ils dénoncent un "projet vieux de trente ans", au budget "colossal", qui ne "tient pas compte de la biosphère" et entraînerait une importante "pollution visuelle et sonore".

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