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Nouvelle agression au centre de rétention de Neuvic (24), les surveillants dénoncent le “ghetto neuvicois”

Le personnel pénitentiaire de la prison de Neuvic s'inquiète chaque jour davantage de la montée de la violence dans l'établissement. / © France 3 périgords / Wilfried Redonnet
Le personnel pénitentiaire de la prison de Neuvic s'inquiète chaque jour davantage de la montée de la violence dans l'établissement. / © France 3 périgords / Wilfried Redonnet

Après une agression à l'arme blanche fin août, des saisies de téléphones portables et de cannabis, dimanche les surveillants ont eu à intervenir lors d'un violent lynchage entre détenus. Face à la surpopulation et au manque de personnel, les syndicats parlent d'un centre "au bord de l'implosion"

Par Pascal Faiseaux

Une nouvelle sonnette d'alarme tirée par le syndicat SLP-FO, après une nouvelle agression entre détenus dimanche en fin de journée. Dans un communiqué, Thierry Dumonteil et Julien Rebier racontent les faits. Dimanche à 18h, des surveillants interviennent sur une violente bagarre, ils portent secours à un détenu se faisant "défoncer le visage façon kick boxing ! " par deux autres détenus, alors qu'un troisième l'immobilise. La victime, souffrant d'un traumatisme crânien, devra prochainement être opérée. 

Le 24 août dernier, un détenu avait été agressé par arme blanche, deux jours plus tôt, une fouille sur un détenu censé ne sortir qu'une heure par jour avait révélé la présence de drogue et de téléphones portables

Et le syndicat d'enfoncer le clou en rappelant " l'interception la semaine dernière d'une projection de 5 portables dernière génération et... 201 grammes de résine de cannabis". Et en rajoutant cyniquement que " le ghetto neuvicois se porte bien ". En ligne de mire, à nouveau l'occupation à 100% du centre pénitentiaire, aussi bien dans le quartier disciplinaire que dans le régime différencié qui fait que " l'encadrement s'arrache les cheveux pour séparer tout ces belligérants qui pourrissent le fonctionnement de l'établissement".

Il semblerait que face à ces surcharges, les procédures disciplinaires se multiplient, et que les cellules étant toujours occupées, elles ne peuvent plus être entretenues correctement.

Force Ouvrière indique qu'en conséquence elle va saisir les autorités de tutelle pour qu'un délestage des détenus soit fait sur les autres centres de détentions de la direction interrégionale qui eux ne sont qu'à 92 % de taux d'occupation.
 

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