Sécheresse : une bouche d'incendie utilisée pour l'arrosage de fraises suscite l'émotion des riverains

En pleine période de sécheresse et de restrictions, la scène avait interpellé des passants : une bouche d'incendie directement reliées au système d'arrosage d'un agriculteur. Rien d'illégal là-dedans, une dérogation avait été accordée...

Depuis des semaines, les habitants de Dordogne sont appelés à la plus grande modération pour l'utilisation des ressources aquatiques. Une alerte sécheresse d'une ampleur rarement atteinte jusqu'alors. Du coup, lorsque des riverains de St Félix-de-Reilhac-et-Mortemart près de La Douze ont vu ce tuyau d'arrosage agricole directement branché sur une borne incendie, ils se sont ému.

Au point d'avertir la gendarmerie qui s'est déplacée pour constater les faits. 

Renseignements pris, la chose n'a rien d'illégal. Au contraire, tout a bien été fait dans les règles, convention signée entre la commune de St Félix et Reilhac et l'agricultrice Corinne Guillemet à l'appui. Car contrairement aux céréales, la production de fruits rouges et la production potagère font partie des professions agricoles pouvant bénéficier de dérogations préfectorales sur le prélèvement d'eau. 
Cette convention en règle stipule que la commune autorise la fourniture exceptionnelle d'eau potable suite à la période de sécheresse estivale pour permettre de poursuivre l'activité de culture de fraises. Une fourniture restreinte à 4 h de nuit, et au prix de l'eau du robinet (un compteur installé spécialement pour l'occasion permettra une facturation à la fin du prélèvement). Le prélèvement pouvant bien sûr être interrompu à tout moment par les pompiers en cas de besoin.