Viol à Boulazac : "on peut penser qu'il avait l'intention de la tuer" indique la procureure

Le suspect interpellé, jeudi 16 septembre, dans l'affaire du viol de Boulazac a été mis en examen pour tentative de meurtre. Dans la nuit du 10 au 11 septembre, une femme de 35 ans a été frappée et violée en pleine rue alors qu'elle rentrait à pied de son travail.

La procureure de Périgueux, Solène Belaouar, a communiqué ce lundi 20 septembre au sujet du viol d'une femme de 35 ans en pleine rue à Boulazac dans la nuit du 10 au 11 septembre. Une information judiciaire a été ouverte du chef de tentative de meurtre ayant précédé, accompagné ou suivi un autre crime. "A ce stade des investigations, la nature de certains coups portés et certains propos tenus par l'agresseur tels que rapportés par la victime permettent de penser qu'au cours de cette scène, l'auteur n'a pas eu seulement l'intention de violer sa victime mais également de la tuer" a indiqué la procureure

 

"Une scène d'une très grande violence"

Peu après-minuit, dans la nuit du 10 au 11 septembre,  la victime âgée de 35 ans quitte son poste dans un hôtel du centre de Périgueux et retourne à pied à son domicile de Boulazac. Un trajet qu'elle effectue régulièrement sans se sentir en danger et en ne croisant selon elle jamais personne. Elle traverse le pont des Barris et emprunte le boulevard Stalingrad et celui du Petit-Change. Au niveau de la voie-ferrée, elle sent la présence d'une personne derrière elle. Il s'agit d'un homme qui va finir par la saisir par l'épaule avant de l'entraîner dans un renfoncement herbeux où il fait très sombre. Selon la procureure se déroule alors "une scène d'une très grande violence". La victime indique aux enquêteurs avoir été frappée à coup de pied et de poing, au visage notamment, avant de subir un viol. La femme s'est fortement débattue et a fait preuve selon la procureure d'un "grand courage". La résistance de la victime a pu faire cesser son calvaire et mettre en fuite l'agresseur. La victime a pu ensuite rejoindre son domicile avant d'être transportée au centre hospitalier par son compagnon où de nombreuses traces de coups ont été relevées ainsi qu'un important choc psychologique.

 

Un suspect rapidement identifié. 

"L'identification du violeur présumé a pu être effectuée grâce aux déclarations très précises de la victime et à l'exploitation de la vidéo surveillance des commerces situés à proximité des lieux du crime et grâce aux analyses ADN effectuées sur les vêtements de la victime" a indiqué la procureure.

Le suspect a été interpellé, jeudi 16 septembre, à son domicile du quartier Saint-Georges de Périgueux où il vit en concubinage. Père d'un enfant en bas âge, il est âgé de 31 ans. Il vit à Périgueux depuis plusieurs années. Intérimaire, il travaille de manière régulière. Il est aussi connu de la justice. Cinq mentions sont portées à son casier judiciaire essentiellement pour des infractions à la législation sur les stupéfiants. Il a ainsi indiqué aux enquêteurs être consommateur de cannabis. La dernière mention sur son casier judiciaire concerne des faits de destruction et de dégradation pour lesquels le tribunal correctionnel de Périgueux l'a condamné en septembre 2020. Il n'a jamais dû répondre de faits à caractère sexuel.

 

Un suspect mutique 

Lors de sa garde à vue, l'intéressé n'a pas donné d'explications sur les faits qui lui sont reprochés et il reste globalement "mutique" a indiqué la procureure.

Placé en détention provisioire, il a été mis en examen du chef de tentative de meurtre ayant précédé, accompagné ou suivi un autre crime. Des faits passibles de la réclusion criminelle à perpétuité. 

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