Anecdotes de comptoirs, photos souvenirs et bistrots disparus : un livre retrace l'histoire des bars de Périgueux

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Michel Labussière raconte les mille et un bars de Périgueux. ©France 3 Périgords

L'ancien journaliste Michel Labussière raconte l'histoire des bars de Périgueux dans un livre très dense de 500 pages. Documents, anecdotes, gueules de bois et piliers de comptoirs, rien n'est oublié :

L’heure est grave. Il y a de moins en moins de bars en France. Vous savez ces lieux où l’on peut refaire le monde en buvant un café ou en vidant des demis. En 1960, il y en avait 200 000, en 2010 on n’en comptait plus que 30 000.

Témoin inquiet de ce phénomène, Michel Labussière, ancien journaliste pour la Dordogne Libre et Le Monde, a réagi en rédigeant un livre pas bref sur les comptoirs de Périgueux,  "Une histoire de Périgueux à travers ses bars". Un ouvrage très documenté, une mine de souvenirs, une immense galerie de portraits qui ravira tous ceux qui ont un jour commandé une boisson dans l’un des mille et un bars qui a pu exister dans la capitale du Périgord.

Pour les plus assoiffés d’informations, le livre se termine par un double index, par noms de famille et par noms de rues. Une précision qui dit bien le long travail de fourmi de Michel Labussière.  Il a méthodiquement consulté les archives de la ville pour retrouver les noms des différents établissements et les noms de leurs patrons successifs. Il a, de même, patiemment collecté de nombreuses photos souvenirs.

Les grenadines, le colorant, et "Thierry la Fronde"

Au fil des pages, Michel Labussière fait notamment revivre le quartier de son enfance près de la gare. Extrait :

"En ce riche carrefour vivaient deux autres lieux de libation magiques : côté gare, le petit bistrot du père et de la mère Bonnet où l’on m’offrait des grenadines bien rouges (le sans-colorant d’aujourd’hui, quelle tristesse !), et où je finissais en douce les fonds de verre des beloteurs à leur départ.

Côté Gambetta, le grand-bar-hôtel-restaurant des Gesson, fréquenté par le quartier, les employés du train, les ouvriers de chantiers de passage et les voyageurs, s’équipa un jour, merveille moderne, d’une télé. Je passais dès lors jeudis après-midi, jour sans école, devant Walt Disney le moraliste et « Thierry la Fronde » le révolté, le mercredi soir devant la magique « Piste aux étoiles » et ses héros du cirque dont la salle bondée, venue en famille, saluait les exploits à haute voix, en remettant la tournée. "

Le développement de la banlieue signe la fin des bars

A ceux qui ont vécu cette époque, le Périgueux d’aujourd’hui paraît bien pâle. Les quartiers ont perdu de leur vie quand les gens ont commencé à tous s’équiper de leur propre télé et surtout quand ils ont abandonné la ville pour aller vivre dans des pavillons en périphérie.
Néanmoins, le cas de Périgueux est loin d’être désespéré. Il existe encore une centaine de débits de boissons. Ce qui est respectable pour une ville de 30 000 âmes.

Le livre de Michel Labussière se trouve dans toutes les honnêtes librairies périgourdines. Il est publié par les éditions du Perce-Oreille.

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