Dordogne : à quand la réouverture de l'abattoir Sobeval ?

© France 3 Périgords - Bertrand Lasseguette & Camille Michelland
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Des contrôles ont été réalisés aujourd'hui au sein de l’entreprise de Boulazac sous le coup d’une suspension partielle de son activité depuis vendredi dernier. Une vidéo de l'association L214 avait relevé des "infractions" sur ce site dont dépend un millier d'éleveurs.

Par Candice Olivari


L'abattoir de Sobéval à Boulazac va-t-il reprendre l'activité prochainement ? La réponse pourrait être connue rapidement. Aujourd'hui, deux députés, Jacqueline Dubois et Jean-Pierre Cubertafon, ont été reçus par la direction de l'entreprise. Ils affirment que de nouveaux contrôles ont été réalisés et se veulent optimistes. La direction, elle n'a pas souhaité communiquer. L'entreprise qui emploie 450 salariés doit prouver maintenant qu'elle a su se mettre en conformité.

"Des corrections vont être apportées au processus d'abattage", explique Jean-Pierre Cubertafon député de la 3e circonscription de la Dordogne, "et validées par les services prefectoraux et le ministere de l'agriculture. J'espère que la reprise sera très rapide".

Du côté des éleveurs le temps presse. Depuis vendredi et la suspension d'une partie de son activité décidée par le ministre de l'agriculture, impossible d'envoyer leurs veaux à l'abattoir de Boulazac. Plus de 1000 éleveurs sont concernés. Et ils ne peuvent garder leurs veaux que 25 semaines dans leur élevage industriel. Pour répondre a la demande, la filière a du s'adapter, d'autres abattoirs ont donc pris le relais. "Je sais qu'ils ont fait appel à l'abattoir de Ribérac pour abattre, sûrement Thiviers et sûrement Brives", explique Pierre-Henri Chanquoi président des Jeunes Agriculteurs de la Dordogne. 

L'association de défense des animaux L214 avait demandé le 20 février la fermeture du site, après diffusion d'une nouvelle vidéo montrant selon elle des infractions "multiples", notamment un étourdissement des veaux non-conforme aux régles. Par ailleurs, un ancien employé a dénoncé l'existence de "primes pour ceux qui tuent le plus".

"Il y a 700 veaux tués à Sobeval, c'est un exemple en France", défend de son côté Pierre-Henri Chanquoi." Je pense que c'est pour ca que ca a été attaqué par cette association. Donc on attend vraiment que les services de l'état prennent leurs responsabilités et démontrent bien que l'entreprise Sobéval fait tout ce qu'elle peut pour travailler correctement".

En attendant les résultats des contrôles effectués aujourd'hui part les services sanitaires, les éleveurs mettent la pression. Ils appellent à manifester demain, mardi 3 février, devant la préfecture de la Dordogne à Périgueux.
 

 
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