Dorian Issakhanian, un des trois soldats français tombés au Mali, était originaire de Périgueux

Les trois militaires tués ce 28 décembre au Mali appartenaient au 1er régiment de chasseurs de Thierville-sur-Meuse. Parmi eux, le première classe Dorian Issakhanian, 23 ans. Le jeune homme était originaire de Périgueux et avait passé une partie de son enfance près de Fumel en Lot-et-Garonne.

Dorian Issakanian (à gauche) était originaire de Périgueux et a vécu une partie de son enfance près de Fumel en Lot-et-Garonne. originaire de dordogne et lot-et-garonne
Dorian Issakanian (à gauche) était originaire de Périgueux et a vécu une partie de son enfance près de Fumel en Lot-et-Garonne. originaire de dordogne et lot-et-garonne © Armée de terre

Dans un communiqué, on apprend que le jeune militaire périgourdin n'était engagé que depuis deux ans au sein du 1er régiment de chasseur. On dit de lui  qu'il "se distingue immédiatement par sa combativité et son excellent état d'esprit". Il est affecté au 2è escadron comme tireur blindé et élevé à la distinction de chasseur de 1ère classe en juin 2019. Ce n'est que dernièrement, le 15 novembre dernier, qu'il est envoyé au Mali dans le cadre de l'opération "Barkhane", en tant que tireur anti-char. Il était célibataire et sans enfant. 

Une bombe artisanale

Les trois soldats français ont été tués lundi par une bombe artisanale dans la zone des "trois frontières", dans le centre du Mali, où la force antiterroriste française Barkhane concentre ses efforts depuis janvier. "Leur véhicule blindé a été atteint par un engin explosif improvisé alors qu'ils participaient à une opération dans la région de Hombori", dans le Gourma malien, a annoncé la présidence française dans un communiqué.

 Ils n'ont pu être ranimés malgré "l'intervention immédiate de l'équipe médicale présente dans le convoi et les soins prodigués", a déploré l'état-major des armées dans un communiqué.


 Le brigadier-chef Tanerii Mauri et les chasseurs de 1ère classe Quentin Pauchet et donc Dorian Issakhanian appartenaient au 1er régiment de chasseurs de Thierville-sur-Meuse, près de Verdun. Ils effectuaient une mission d'escorte entre Hombori et Gossi, dans une zone frontalière du Niger et du Burkina Faso.

Les trois soldats étaient âgés de 21, 23 et 28 ans. Pilote de véhicule blindé léger, tireur antichar et adjoint chef de patrouille, ils étaient déployés pour
la première fois au Sahel depuis la mi-novembre. Ils étaient "engagés dans une zone où des groupes terroristes attaquent les populations
civiles et menacent la stabilité régionale, tout comme notre propre sécurité
", a relevé Florence Parly.

Le président Emmanuel Macron a fait part de sa "très grande émotion" et "salué la mémoire" des trois militaires, "morts pour la France dans l'accomplissement de leur mission".

 

  
Ces trois décès portent à 47 le nombre de soldats français tués au Sahel depuis 2013 dans les opérations Serval puis Barkhane. Le bilan s'établit à 48 si on y ajoute un soldat mort au Tchad en 2013 dans le cadre de l'opération Epervier.


Le président Emmanuel Macron a aussi rappelé la "détermination de la France à poursuivre la lutte contre le terrorisme", notamment dans cette région où sévit l'Etat islamique au Grand Sahel (EIGS), décrété ennemi numéro un lors du sommet de Pau en janvier 2020.

Dans un message de condoléances, le président de transition malien Bah Ndaw a exprimé de nouveau sa "gratitude à la Nation française pour l'engagement multiforme et militaire en particulier, aux côtés du Mali et ce, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme."

Ces derniers mois, l'armée française - qui a déployé 5.100 hommes au Sahel - et celles des pays africains du G5 Sahel ont multiplié les offensives, en particulier dans la zone dite des "trois frontières".

Le chef d'état-major des Armées françaises, le général François Lecointre, s'était d'ailleurs rendu à Hombori ainsi qu'au Niger les 10 et 11 décembre. Il avait alors salué les "nombreux succès tactiques" et "l'amélioration de la situation sécuritaire dans la zone".
Le chef militaire, tout comme la ministre des Armées Florence Parly, se sont inclinés devant la mémoire des trois soldats et ont présenté leurs condoléances à "leurs familles, leurs proches et leurs frères d'armes".

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