Cet article date de plus de 4 ans

Fièvre catarrhale ovine : la zone réglementée se propage à l'ouest

La zone réglementée pour la fièvre catarrhale ovine (FCO) progresse à l’ouest et intègre désormais une partie du département des Deux-Sèvres ainsi que la totalité de la Charente-Maritime et de la Gironde.

La fièvre catarrhale s'étend à l'ouest
La fièvre catarrhale s'étend à l'ouest © JC Tardivon / Maxppp/MAXPPP
La zone réglementée, fixant les mesures techniques et administratives relatives à la lutte contre la fièvre catarrhale du mouton sur le territoire métropolitain, a été étendue en Charente-Maritime et dans les Deux-Sèvres. En septembre 2015, une zone réglementée avait déjà été définie en Charente.

13 nouveaux foyers de fièvre catarrhale ovine (FCO) ont par ailleurs été déclarés cette semaine en France, notamment 3 foyers en Dordogne (24) et 2 foyers en Haute-Vienne (87), deux départements nouvellement touchés. Depuis le retour de la FCO en France en septembre 2015, le nombre de foyers s’élève à 173 au niveau national.

Carte de France : la fièvre catarrhale ovine
Carte de France : la fièvre catarrhale ovine © Ministère de l'agriculture

Qu'est ce que la fièvre catarrhale ovine - FCO ?

La fièvre catarrhale ovine est une maladie virale des ruminants (bovins, ovins, caprins) transmise par un moucheron (insecte vecteur). La FCO entraîne chez les ruminants les symptômes suivants : fièvre, troubles respiratoires, salivations, oedème de la face, etc.

L’homme n’est pas sensible à cette maladie qui n’affecte pas la qualité des denrées (viandes, lait). Elle ne représente donc pas un danger, ni pour les citoyens, ni pour les consommateurs.

Infographie : campagne de vaccination pour la fièvre catarrhale ovine
Infographie : campagne de vaccination pour la fièvre catarrhale ovine © DR

La vaccination

Conformément aux orientations du ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, la priorité de vaccination contre la fièvre catarrhale ovine est donnée aux élevages infectés par la maladie,  aux animaux destinés aux échanges et aux exportations ainsi qu’aux animaux reproducteurs intégrés aux programmes de sélection génétique des races (bovins, ovins, caprins).

Pour la Vienne, cette dotation représente environ 19 700 doses soit 9 850 bovins vaccinables.

Chaque exploitation se voit attribuer, sur la base des données fournies par la DGAL, un nombre de doses permettant de vacciner l’équivalent de 90 % des bovins mâles âgés de 6 à 16 mois présents dans chaque élevage allaitant (données début septembre 2015).
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
fièvre catarrhale agriculture économie