Fin du masque à l'école, 3e dose de vaccin : l'épidémie de Covid-19 se calme en Limousin

Dès lundi 18 octobre 2021, les écoliers de la Haute-Vienne pourront, comme ceux de Creuse et Corrèze, enlever le masque à l'école. Les trois départements du Limousin sont largement en dessous du seuil d'alerte de 50 cas pour 100 000 habitants. La vaccination continue de progresser.

C'est l'un des signes palpables de l'amélioration de la situation épidémique : la fin du masque à l'école.
Une liste de 12 départements supplémentaires a été publiée ce jeudi 14 octobre au Journal officiel, parmi lesquels la Haute-Vienne.
A partir de lundi prochain, les élèves haut-viennois ne seront plus obligés de porter le masque à l'école, comme c'est déjà le cas en Creuse et en Corrèze depuis le 4 octobre.

Net recul des contaminations

La situation épidémiologique s'améliore nettement en Limousin.
Les taux d'incidence (nombre de cas pour 100 000 habitants) se situent désormais largement en dessous du seuil d'alerte de 50 pour 100 000 : 29,7 en Haute-Vienne, 36,1 en Creuse et 8,3 en Corrèze.

L'évolution est toutefois quelque peu différente entre les départements. La Creuse et la Corrèze sont en dessous du seuil d'alerte depuis le mois d'août (respectivement depuis le 16 et le 31 août), alors que la Haute-Vienne n'a franchi ce seuil qu'au 24 septembre.
Et alors que la courbe observe une tendance descendante régulière en Corrèze et en Haute-Vienne, la Creuse connaît actuellement un petit rebond épidémique, puisqu'elle était descendue à 12 cas pour 100 000 habitants le 26 septembre.

Situation calme dans les hôpitaux

Du côté des hospitalisations aussi, la tendance est rassurante. Seulement 2 personnes sont hospitalisées pour Covid-19 en Corrèze (contre 23 début septembre). En Haute-Vienne et en Creuse, on dénombre respectivement 33 et 16 hospitalisés, des chiffres stables dans ces départements depuis le début de l'été.

Le nombre de personnes en réanimation est désormais très faible : 5 en Haute-Vienne, 2 en Creuse et zéro en Corrèze.

La vaccination progresse

En parallèle, le taux de couverture vaccinale continue de progresser en Limousin. 88,2% des personnes éligibles de plus de 12 ans ont reçu leurs deux injections de vaccin en Haute-Vienne et en Corrèze, et 86,4% en Creuse.

La dose de rappel, préconisée pour les personnes les plus vulnérables (+ de 65 ans, ou souffrant de comorbidités) a commencé à être administrée début septembre en Limousin. A ce jour, 12136 personnes en Haute-Vienne, 8299 en Corrèze et 4976 ont reçu cette 3e dose.

La campagne de rappel vaccinal se déploie activement dans les Ehpad. 49% des résidents de Haute-Vienne ont déjà reçu leur 3e injection, 47% en Corrèze et 40% en Creuse.
"On insiste sur un rappel rapide dans les Ehpad, car les personnes âgées ont un système immunitaire qui fonctionne moins bien, d'où l'intérêt de relancer cette immunité", explique le Dr Sylvie Quelet, directrice déléguée à la santé publique à l'Agence régionale de santé de la Nouvelle-Aquitaine.

Rappelons que cette dose de rappel soit être administrée six mois après la 2e injection (3 mois pour les personnes immunodéprimées, et 4 mois après la première dose pour les personnes ayant reçu le vaccin Janssen).
 

Bientôt une 3e dose pour tous ?

La dose de rappel concerne désormais également les professionnels de santé.
Le 6 octobre dernier, la Haute Autorité de Santé a fait savoir qu'elle préconisait une 3e injection de vaccin pour les soignants, les professionnels du transport sanitaire et du médico-social, soit 3,5 millions de personnes.

Au CHU de Limoges, aucune campagne de vaccination n'est pour l'instant prévue concernant cette dose de rappel.

"Pour les personnes immuno-compétentes, il y a moins d'urgence à administrer cette dose de rappel, car leur système d'immunité mémoire est plus performant. Mais le rappel est intéressant car il booste les anticorps neutralisants en les multipliant par 10 ou par 20. Et il permet aussi de diminuer la transmission du virus, ce qui est très important pour des professionnels exposés aux agents pathogènes et qui sont au contact de personnes fragilisées", explique le Dr Sylvie Quélet.

Cette recommandation de la HAS ouvre peut-être la voie à une généralisation de la dose de rappel pour tous les adultes.
Pour l'instant, celle-ci n'est pas envisagée, même si la Haute Autorité de Santé estime que "l’administration d’une dose de rappel (pour toute la population) deviendra probablement nécessaire au cours des mois qui viennent".

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
covid-19 santé société