Généalogie : les confinements poussent à la quête des origines [REVOIR DIMANCHE EN POLITIQUE]

Archives en ligne, réseaux sociaux, tests ADN facilitent de plus en plus la recherche de nos ancêtres : la pratique de la généalogie a connu un engouement spectaculaire durant les divers confinements.

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Plonger dans son propre passé pour se rassurer alors que l'avenir est incertain ? C'est peut-être une façon d'expliquer l'engouement des Français pour la généalogie au gré des divers confinements de ces derniers mois. Dix millions de personnes la pratiqueraient en France, en faisant l’un des loisirs les plus populaires avec le bricolage et le jardinage. 

Qui sont ces passionnés de généalogie en Limousin ? Comment procèdent-ils ? A quoi répond ce besoin de remonter le cours de leur histoire familiale ? Pourquoi les tests génétiques sur les origines connaissent-ils un véritable succès alors qu'ils sont interdits en France ? "Généalogie : vers une quête de nos origines", c’est le thème de l'émission Dimanche en Politique en Limousin. Annaïck Demars reçoit 4 invités :

Morceaux choisis

Sylvie Dussot : "C'est venu assez tôt, ça a commencé à l'adolescence. En fait, j'ai été privée de mes grand-parents, je ne les ai pas connus. Je pense que ça vient de là : il me manquait des repères dans ma vie. J'avais besoin de savoir d'où je venais pour me construire, pour avoir un équilibre tout simplement."

 

Romain Legendre, directeur adjoint des archives de la Haute-Vienne, un métier auquel il est venu suite à sa passion pour la généalogie : "On a vu dans les statistiques de notre site internet au printemps dernier que la fréquentation augmentait significativement, de l'ordre de 30 à 40 % . Sur l'année 2020, on a enregistré 137 000 visiteurs uniques contre 100 000 les années précédentes".

Il y a eu un véritable engouement pour la généalogie au cours de l'année 2020

Romain Legendre, directeur adjoint des archives de Haute-Vienne

 

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Christophe Becker, directeur de Geneanet, qui réclame que les tests ADN sur les origines soient autorisés en France : "Ils sont interdits parce que la loi n'avait pas prévu que cela devienne grand public. Aujourd'hui, vous êtes passible d'une amende de 3750 euros, pourtant des centaines de milliers de Français font ce test tous les ans dans un certain nombre de sites anglo-saxons pour la plupart ou israéliens. Nous, on demande que ça soit autorisé mais que ce soit également encadré. On a en France la CNIL [Commission nationale de l'informatique et des libertés], on a au niveau européen la RGPD [règlement général sur la protection des données] qui protègent les informations, qui protègent les droits des individus. Ca permettrait d'accéder à ces outils et de retrouver des pistes quand on est bloqué sur des recherches". 

Sur les réflexes à avoir lorsqu'on est contacté par un généalogiste professionnel pour une succesion, Philippe Hogrel, notaire à Bellac : "Il ne faut pas avoir peur, ça c'est la première étape. Si on a des doutes, on va voir son notaire qui va pouvoir expliquer les choses. Le généalogiste va vous contacter en disant : voilà, je vous informe que vous êtes héritier, je ne vous dis pas de qui, je ne vous dit pas de quoi, je ne vous dis pas comment, simplement vous êtes héritier. Il va proposer un contrat de révélation dans lequel la personne héritière va s'engager à reverser une partie de son héritage à ce généalogiste-là,  en contrepartie de la révélation de la succession".

Pour revoir l'émission dans son intégralité :

Généalogie : les confinements poussent à la quête des origines ©France 3 Limousin

 

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