65% des salariés grévistes à la polyclinique de Bordeaux Rive Droite à Lormont

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Depuis ce mercredi matin, la CGT, seul syndicat représenté à la clinique privée Bordeaux Rive droite, appelle à cesser le travail. Le mouvement est suivi : 65 % des salariés ont débrayé. La direction propose une augmentation salariale qu'ils jugent insuffisante.  

Ils sont environ 150 rassemblés devant l'établissement de Lormont, près de Bordeaux,  bien décidés à être entendus. Dans le cadre des Négociations Annuelles Obligatoires, leur direction propose une augmentation salariale de 0,6%.  

"Ca représente entre 6 et 11 euros net par mois pour une ancienneté de 10 ans environ."


Sandrine Freitas est déléguée syndicale à la CGT. Son syndicat, le seul de l'entreprise, réclame 50 euros net par salarié. La polyclinique se porte bien et affiche un résultat net de 1,9 million pour 2015, 2,1 millions l'année précédente. 



Des chiffres que ne contestent pas Franck Chassagnac, le directeur de l'établissement. Mais il invoque une nécessaire solidarité avec les autres cliniques du groupe Gbna Polycliniques

"Dans le groupe, il y a des cliniques qui font de bons résultats, dont Bordeaux Rive droite et d'autres qui ont besoin d'être soutenues, sinon elles fermeraient".


C'est le cas d'Arcachon, l'une des 7 cliniques privées du groupe également en grève ce mercredi. 
Bordeaux Rive Droite est née de la fusion de la clinique de Lormont et Cenon. Elle s'est dotée d'un bâtiment tout neuf de 10 000m², il y a six ans.  Elle propose aujourd'hui 162 lits en hospitalisation complète et 28 en déambuloire. 

Depuis ce matin, en raison du mouvement de grève, la direction a réorganisé l'activité. Toutes les opérations non urgentes ont été reportées. Le service des urgences, la maternité et le centre de dialyse fonctionnent normalement. 

Franck Chassagnac estime que le dialogue avec les salariés grévistes n'est pas rompu
Ce mercredi matin, les négocaitions ont néanmoins échoué.