Bordeaux : un fourgon de CRS visé par un tir et une bouteille d'acide dans le quartier des Aubiers

Dans la nuit du samedi 31 octobre au dimanche 1er novembre, des CRS en patrouille dans le quartier des Aubiers à Bordeaux ont été victimes d'un tir et d'un jet de bouteille d'acide. Les syndicats de police tirent la sonnette d'alarme. 
L'impact de balle laissé sur le fourgon de CRS attaqué dans la nuit de samedi à dimanche.
L'impact de balle laissé sur le fourgon de CRS attaqué dans la nuit de samedi à dimanche. © Syndicat Alternative Police
Dans la nuit de samedi à dimanche, vers minuit, un fourgon de six CRS patrouille dans le quartier des Aubiers. Soudain, ils entendent un bruit de coup contre la carrosserie du véhicule, et font un écart. 

Violence hors du commun

Une fois arrêtés, les fonctionnaires sortent et remarquent un impact de balle à l'arrière du fourgon. Puis une bouteille d'acide est jetée à leurs pieds, mais aucun CRS n'est blessé. Ces derniers venaient de la brigade de Périgueux renforcer les effectifs à Bordeaux.

Une scène de violence hors du commun pour Bruno Vincendon, du syndicat Alternative Police : 
 

"Il y a très souvent des accrochages avec la police dans ce quartier, mais là on a passé un cap. Il y a une atteinte à la vie humaine."

Bruno Vincendon - Syndicat Alternative Police

"C'est une déclaration de guerre"

En effet, selon les syndicats de police, les violences envers les forces de l'ordre n'ont cessé de se multiplier depuis le premier confinement. Mais aussi d'augmenter en intensité. Pour Éric Marrocq, secrétaire régional du syndicat Alliance Police, il faut riposter :
 

"C'est une déclaration de guerre. Mais nous n'allons pas nous laisser faire. Nous sommes déterminés à faire respecter la loi."

Éric Marrocq - secrétaire régional Alliance Police nationale

Selon lui, le même jour, deux véhicules ont été contrôlé dans le quartier de Saige à Pessac. Les deux ont pris la fuite et l'un a foncé dans une voiture de police. Les syndicats demandent des effectifs et des moyens de faire respecter la loi dans ces quartiers. 

Entre les contrôles pour faire respecter le confinement et la lutte anti-terroriste, les policiers multiplient les patrouilles. Depuis le premier confinement, les agressions dans l'agglomération bordelaise ont augmenté exponentiellement. 
 
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