Bordeaux : les noms de 100 victimes de féminicide inscrits sur le monument des Girondins

Leurs noms ont été inscrits dans la nuit de samedi à dimanche par le collectif « Collages Féministes Bordeaux ». Une action forte à la veille de la journée de la femme, pour dénoncer les violences sexistes.

Les noms ont été inscrits sur le monument des Girondins dans la nuit du 6 au 7 mars place des Quinconces à Bordeaux.
Les noms ont été inscrits sur le monument des Girondins dans la nuit du 6 au 7 mars place des Quinconces à Bordeaux. © Louis Roussel

Le chiffre 100 est inscrit, pour 100 féminicides enregistrés en 2020, pourtant les militants sont clairs, « on ne veut plus compter nos mort.e.s. », « On veut de l'éducation aux questions de genres. ». Ce texte posté sur Facebook pour revendiquer l’action s’adresse aux « adelphes assassiné.e.s ».

Les adelphes sont « les personnes de la communauté à laquelle on appartient, sans faire de distinction de genre ». « Que la société le veuille ou non", écrit le collectif, "les personnes transgenres et non binaires existent et sont tout autant victimes du système patriarcal dans lequel nous vivons ».

« Les victimes de féminicides sont donc nos adelphes : femmes cisgenres, femmes et hommes transgenres, tué·e·s parce que considéré·e·s comme femmes ».

Collages féministes Bordeaux

Les noms ont été collés dans la nuit du 6 au 7 mars 2021 sur le monument des Girondins place des Quinconces à Bordeaux.
Les noms ont été collés dans la nuit du 6 au 7 mars 2021 sur le monument des Girondins place des Quinconces à Bordeaux. © Louis Roussel

Lundi dernier déjà, Collage Féminicide Bordeaux s’était associé à une autre action à Bordeaux. La statue de Jacques Chaban delmas avait en effet été drapée d’un tissu violet et renommée « Jacqueline ». La statue avait été relookée aux couleurs LGBT+ et portait à la main un drapeau arc-en-ciel.

Pendant quelques heures, la statue de Jacques Chaban-Delmas a été relookée
Pendant quelques heures, la statue de Jacques Chaban-Delmas a été relookée © Denis Kariger

Sur le communiqué diffusé ce matin, on peut lire « On ne veut pas d'une journée internationale des droits des femmes, on doit en parler et y veiller tous les jours ». C’est la raison pour laquelle les féministes n’ont pas attendu le lundi 8 mars pour afficher leur colère.

Selon, cette pancarte située rue de la Rousselle à Bordeaux, de nombreux féminicides auraient déjà été enregistrés depuis le début de l’année 2021. Le 16 février dernier une femme est morte en tombant du 4eme étage de son appartement situé dans cette rue du centre-ville de Bordeaux. Un homme a été mis en examen pour meurtre et incarcéré. La victime s’appelait Stéphanie. Elle avait 31 ans.

Un homme a été mis en examen pour meurtre suite à la mort de Stéphanie 31 ans. Elle est décédée en tombant du 4é étage de son appartement rue de la Rousselle à Bordeaux le 16 février 2021.
Un homme a été mis en examen pour meurtre suite à la mort de Stéphanie 31 ans. Elle est décédée en tombant du 4é étage de son appartement rue de la Rousselle à Bordeaux le 16 février 2021. © C.O

 

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