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Bordeaux : la moitié du personnel des urgences de l'hôpital Saint-André en arrêt maladie

Le mouvement de grève a débuté lundi 13 mars dans le service des urgences de l'hôpital Saint-André à Bordeaux. / © France 3 Aquitaine
Le mouvement de grève a débuté lundi 13 mars dans le service des urgences de l'hôpital Saint-André à Bordeaux. / © France 3 Aquitaine

Plus de la moitié des aides-soignantes et infirmières des urgences de l'hôpital Saint-André à Bordeaux n'ont pu assurer mercredi leur travail "pour raisons de santé", selon le collectif Inter-Urgences qui a dénoncé un "sous-effectif quasi quotidien".

Par AR avec AFP

Aux urgences de Saint-André, un des sites du CHU de Bordeaux, huit infirmiers sur les 13 nécessaires chaque jour étaient en arrêt maladie ce mercredi 12 juin.

Pour les aides-soignants, six étaient en arrêt, alors qu'ils devraient être 10, selon une aide soignante membre du collectif Inter-Urgences, qui ne souhaite pas être nommée.

les collègues craquent les uns après les autres


"Depuis 15 jours, les collègues craquent les uns après les autres. En plus, on a eu une vague ces dernières semaines d'accidents du travail. L'une s'est blessée avec un brancard, une autre s'est arrêté en burn out... ", a-t-elle dénoncé.

"C'est l'aboutissement d'un processus qui dure depuis longtemps (...) Ca fait plus de trois ans qu'on est dans une démarche d'alerte. Les conditions de travail se sont dégradées à partir de 2013 lorsque les départs n'ont pas été remplacés. On a perdu une équipe de 10 infirmiers en 10 ans",  précise-t-elle.

Un sous-effectif quasi quotidien 


"En grève depuis un mois déjà, les paramédicaux de Saint-André dénoncent un sous-effectif quasi quotidien. L'effectif minimum n'étant que rarement atteint malgré les assignations, la direction pallie le problème par le recours à des professionnels extérieurs, non habitués aux spécificités du service", a expliqué le collectif dans un communiqué.

"Les agents s'épuisent chaque jour à prendre en charge dans des conditions anormales les patients, et ce depuis trop longtemps. La ministre de la Santé Mme Buzyn comme la direction de l'hôpital entend manifestement garder un cap mortifère et laisser la situation pourrir", a-t-il poursuivi.

"Après les services d'urgences de Lons-le-Saunier, Saint-Antoine, Châlon-sur-Saône ou encore Lariboisière, les soignants sont dans l'incapacité d'assurer le travail", selon le collectif.

Un mouvement national a démarré il y a près de trois mois et est suivi par quelque 80 services d'urgences dans toute la France, selon Inter-Urgences. Mi mai, le mouvement s'était étendu à Bordeaux, aux urgences de Pellegrin et de Saint-André. 

La direction du CHU de Bordeaux n'a pu être jointe.
 
 

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