Bordeaux : plus de 10 000 vélos et 7 000 piétons traversent le Pont de pierre en moins de 24 heures

L'association Vélo-cité a compté le nombre d'usagers empruntant chaque jour le Pont de pierre.  Ils sont 10 425 vélos et 7 242 piétons à emprunter quotidiennement l'édifice, fermé aux voitures depuis près d'un an dans le cadre d'une expérimentation remise en question.

10 425. C'est le nombre de vélos qui traversent en une journée le Pont de pierre. Ou du moins ceux comptabilisés entre mardi matin 6 heures
et mercredi matin 2 heures par l'association Velo-cités de Bordeaux métropole
.


Mais ils ne sont pas les seuls : à ces cyclistes s'ajoutent 7 242  piétons, 977 coureurs, 157 skateurs ou rollers, 237 trottinettes, 1269 taxis et... 57 360 usagers des transports en commun. Ces chiffres, auxquels s'ajoutent les taxis, et les véhicules autorisés, ou non, permettent à l'association d'avancer un chiffre de 76 398 usagers en moins de 24 heures sur le pont.

 

La population de Bordeaux s'est approprié le pont
 

Jusqu'à présent, les chiffres de fréquentation du pont de pierre étaient fournis par Bordeaux Métropole, et seuls les chiffres de 9 000 cyclistes et 6 000 piétons par jour étaient avancés.  L'association Vélo-cité, qui revendique le droit à un "Pont de pierre apaisé", milite contre la réouverture de la circulation aux voitures. Elle est en tête de la mobilisation pour défendre les intérêts des amoureux de la petite reine.

"C'est pour montrer que la population de Bordeaux s'est appropriée ce pont-là, explique, Ismaël Canoyra, membre de l'association. Cela n'aurait aucun sens de revenir en arrière de rouvrir le pont aux voitures".


Nous sommes allés à la rencontre de ces militants mobilisés mardi 3 juillet pour compter les usagers du Pont de Pierre à Bordeaux : 


Vers la fin de l'expérimentation ?

Depuis le 1er août 2017, l'édifice est réservé aux piétons, cyclistes, véhicules autorisés et transports en commun. Une expérimentation lancée par Bordeaux métropole, et qui pourrait prendre fin prochainement.

Le 21 juin, la ville de Bordeaux a annoncé que la construction du pont Simone Veil, prévu pour surplomber la Garonne entre Bordeaux et Floirac, aurait entre "un et trois ans de retard".
 

Or, pour nombre d'habitants du sud de la métropole, les travaux liés à la construction de l'édifice entraînent une forte aggravation des conditions de circulation. Le maire de Floirac, commune situé rive droite avait appelé à la réouverture du pont de pierre aux voitures, dénonçant des conditions de circulation "dramatiques".

La décision finale devrait être rendue ce jeudi 5 juillet à l'issue d'un comité de pilotage.