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Bordeaux : le pont Simone Veil retardé d'1 à 3 ans pour cause de divergence avec le constructeur

Le pont Simone Veil doit enjamber la Garonne sur 545 mètres de long. / © France 3 Aquitaine
Le pont Simone Veil doit enjamber la Garonne sur 545 mètres de long. / © France 3 Aquitaine

"C'est une mauvais nouvelle" annonce Alain Juppé ce jeudi soir. Il y a divergence entre Bordeaux Métropole et le constructeur Fayat sur la réalisation des travaux. Conséquence : un report de 1 à 3 ans de sa mise en service. Que devient alors le Pont de Pierre ? 

Par Christine Le Hesran

Il y a des nouvelles qui ne font pas plaisir à entendre et aussi à donner. Alain Juppé, président de la métropole bordelaise, l'aprésenté ainsi ce jeudi :

Ce n'est pas une bonne nouvelle mais nous devons l'assumer.



Et pour cause. Le pont Simone Veil qui doit relier Floirac à la rive gauche ne sera jamais prêt à la date prévue : à l'origine mai 2020.

Il faut s'attendre à un retard de 1 à 3 ans.

 

Le pont Simone Veil sera livré avec 1 à 3 ans de retard à Bordeaux



Divergence entre le constructeur et la métropole


A l'origine de ce report important, une divergence technique pour la réalisation des travaux entre la filiale du gorupe Fayat, choisie pour construire les infrastructures, et la métropole.

Ce désaccord qui oppose les deux parties concerne les conditions  d’exécution des batardeaux (enceintes de travail en planches permettant de construire les piles du pont) dans la Garonne.
Le groupe Fayat a estimé que le procédé pour contruire ces piles présentait en l'état un certain nombre de risques. Il préconise donc de réaliser un enrochement.

Voici pourquoi le groupe Fayat ne peut réaliser les travaux en l'état. Les explications de Laurent Fayat :

Pourquoi les travaux ne peuvent se faire en l'état selon le constructeur.


Et bien sûr, ces préconisations ont un coût. Alain Juppé l'a annoncé en conférence de presse :

Un dépassement de 18 millions d'euros du devis initial et un dépassement également de 2 ans de la mise en service. 


La facture initiale portait sur 70 millons d'euros HT pour les 545 mètres du pont et les berges.  Le groupe Fayat a décroché le marché en 2017.

Recours à une médiation



L'analyse des équipes de la Métropole n'est pas la même quant aux modifications à apporter à ce chantier des piles du pont.

Devant cette divergence de fond, nous avons décidé de recourir à une médiation et désigner un expert.


Une procèdure amiable et non contentieuse. Une expertise qui devrait durer 6 mois : l'avis du médiateur est attendu pour la fin 2018.

Un pont si attendu entre les 2 rives



Un retard de toute façon d'au moins un an, c'est autant de conséquences pour la mobilité dans l'agglomération.
Une mobilité déjà mise à mal avec les nombreux travaux, la saturation des entrées dans Bordeaux aux heures de pointe, les embouteillages sur la rocade. Et le fameux pont de pierre fermé depuis l'été 2017 aux voitures.

J'ai bien conscience que ce report va rouvrir le débat sur le Pont de pierre. Un comité de pilotage se réunira le 5 juillet, nous aurons l'ensemble des éléments d'appréciation... Nous prendrons une décision en fonction de ce nouvel élément.


La réaction du maire de Floirac, Jean-Jacques Puyobrau, n'a pas tardé. Il souligne : "Ce retard est, au regard de l’aggravation des conditions de circulation, notamment sur la rive droite, dramatique. "

 

Compte tenu du retard qui vient d’être annoncé il est donc évident que je vais demander à Alain Juppé de rouvrir dans les meilleurs délais la circulation automobile sur le Pont de Pierre.

La traversée de la Garonne n'a pas fini d'alimenter l'hire des conducteurs.
Les travaux sur les rives gauche et droite dans le périmètre de ce pont si attendu se poursuivent normalement a indiqué Alain Juppé.





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