Coronavirus : trois questions à Christelle Dubos, Secrétaire d’Etat auprès du Ministre des Solidarités et de la Santé

L'ex-députée LREM, la Girondine Christelle Dublos est dorénavant présente au gouvernement et au coeur de la gestion de la crise sanitaire. 

Christelle Dubos, la Girondine, secrétaire d'Etat au coeur de la crise sanitaire du coronavirus - A Paris, sortie conseil des ministres le 3 mars 2020.
Christelle Dubos, la Girondine, secrétaire d'Etat au coeur de la crise sanitaire du coronavirus - A Paris, sortie conseil des ministres le 3 mars 2020. © MAXPPP Sébastien Muylaert

Quel est votre rôle et le rôle de votre ministère dans le cadre de  cette crise ?

Il n’y a pas une personne en France dont le quotidien n’est pas impacté par la crise épidémique que nous traversons. Tout a changé. Le gouvernement livre un combat sur tous les fronts pour que notre pays affronte cette crise qui n’a pas de précédent. Mon travail plus particulièrement auprès d’Olivier Véran, Ministre de la santé, c’est que la solidarité nationale soit présente pour aider les plus fragiles. Je pense à la garde des enfants et plus particulièrement des enfants des personnels en première ligne, les personnels prioritaires. Je pense au maintien des aides sociales. Je pense au maintien de l’aide alimentaire. Personne ne doit-être laissé au bord de la route.
 

Dans ce contexte de Covid-19, comment gérez-vous les versements des prestations sociales ? Quels sont les aménagements mis en place afin d’aider les personnes les plus démunies ?

Aujourd’hui en France il y a plus de quatre millions de nos concitoyens qui touchent les minima sociaux, le RSA par exemple ou encore l’allocation adulte handicapé. En Nouvelle-Aquitaine, il y a 366 000 personnes concernées par ces prestations. Avec des contrastes importants d’un département à l’autre. Ces personnes doivent pouvoir continuer à faire leurs courses et à assurer leurs besoins essentiels. Il faut donc qu’elles touchent correctement leurs aides sociales.
 Pour cela j’ai eu trois exigences :
. Garantir le versement des prestations sans rupture de droit pendant toute la crise, même si les personnes n’ont pas pu faire leur déclaration trimestrielle pour pouvoir actualiser leur dossier.
. La deuxième chose, nous avons avancé le versement des prestations sur le compte bancaire des allocataires. Ce versement devait avoir lieu normalement le 6 avril, nous l’avons avancé au 4 avril. Le but étant de répartir les retraits d’argent sur une plus longue période. Certains pourront dès ce samedi retirer aux distributeurs automatiques, les autres, ceux qui ne peuvent pas retirer aux guichets automatiques,  pourront se rendre lundi dans de bonnes conditions dans les guichets.
. Enfin, pour la mise en œuvre de ces bonnes conditions, avec le Ministre de l’Economie et le Ministre de l’intérieur, nous avons fait un travail avec toutes les banques pour que l’information soit claire, pour qu’il y ait suffisamment de liquidités et des conditions sanitaires d’accueil au guichet et à l’extérieur satisfaisantes.

L’heure est à la solidarité nationale, les associations d’entraide habituelles (banque alimentaire, croix-rouge, secours populaire, restos du cœur …) manquent de bénévoles, dans le cadre du confinement, quelles sont les conséquences et que peut faire l’Etat ?

L’objectif c’est que l’on puisse continuer à distribuer l’aide alimentaire. En France nous avons 5, 5 millions de personnes qui bénéficient de l’aide alimentaire. En cette période de crise épidémique, l’aide alimentaire n’est pas une option et nous devons avec les associations continuer  à maintenir cette aide. J’ai mobilisé les préfectures pour qu’elles coordonnent l’organisation de l’aide alimentaire dans chaque département en lien avec les élus locaux et les CCAS. Il y a un travail de terrain. Les besoins ne sont pas toujours les mêmes. Pour certaines associations c’est un manque de bénévoles, c’est pour cela que nous avons créé une plateforme citoyenne pour que l’on puisse venir proposer des bras supplémentaires, pour d’autres c’est apporter un soutien et répondre à leurs questions. L’objectif c’est que l’aide alimentaire continue sur l’ensemble du territoire français.

 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
coronavirus/covid-19 santé société politique la république en marche solidarité