Ford Blanquefort : “la direction Europe ne reviendra pas sur son plan social”

Véronique Ferreira, la maire de Blanquefort devant l'usine Ford en mars 2018 / © France 3 Aquitaine
Véronique Ferreira, la maire de Blanquefort devant l'usine Ford en mars 2018 / © France 3 Aquitaine

La maire de Blanquefort Véronique Ferreira était ce mardi à Cologne, aux côtés d'une délégation de salariés de l'usine de Blanquefort. Elle a pu rencontrer Steven Armstrong, mais reconnaît ne pas être sortie "rassurée" de cet entretien.

Par Maïté Koda

"La direction ne reviendra pas sur le plan social de l'usine de Ford Blanquefort". Steven Armstrong, le dirigeant de Ford Europe, l'a rappelé, en personne à la maire de Blanquefort ce mercredi. Véronique Ferreira accompagnait une délégation d'une trentaine de salariés de l'usine Ford Blanquefort à Cologne en Allemagne.
 

Nous lui avons dit que maintenir le plan social de Ford Blanquefort, alors même qu'on cherche un repreneur, c'était envoyer un mauvais signal. Mais il nous a dit qu'il ne changerait pas d'avis.

 
 
Alors que les salariés recevaient le soutien des syndicats des autres entités européennes du groupe, Gilles Penel, le secrétaire adjoint du CE de Ford Aquitaine Industries assistait au CEEF, le comité d'entreprise européen de Ford.
 

 
Steven Armstrong avait refusé de recevoir la délégation de salariés, venus en train depuis Bordeaux. A l'issue du CCEF, il a néanmoins rencontré Gilles Penel, Véronique Ferreira et Christine Bost, la maire d'Eysines.
 

Conserver l'usine ne correspond pas aux objectifs


Selon Véronique Ferreira, Steven Armstrong a reconnu les bons résultats de Ford, pour l'année 2017 et le début d'année 2018. "Même si Ford Blanquefort n'est pas en cause, il nous a dit que conserver l'usine ne correspondait pas aux objectifs financiers de Ford". Des objectifs qui n'ont pas été précisés, ni chiffrés, en présence des élues.
 

Ce n'est pas une décision économique, c'est une décision politique,

 
 
martèle Véronique Ferreira.
 

L'espoir Punch PowerGlide

La maire de Blanquefort reconnait, elle n'est pas ressortie rassurée de cette entrevue. Les regards se tournent désormais vers l'entreprise Punch Powerglide qui conçoit et fabrique des boîtes de vitesse automatiques.   "On attend désormais de voir ce que vont donner les discussions entre eux et Ford. On sait juste qu'elles sont en cours, et qu'ils ont une clause de confidentialité"
 
 
L'entreprise belge Punch Powerglide a repris General Motors à Strasbourg en 2012.

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