Gironde : privé de grande première, le cabaret l'Ange Bleu garde ses portes closes

Ils pensaient faire leur grand retour ce jeudi 5 novembre. Mais reconfinement oblige, les artistes de l’Ange Bleu ne retrouveront pas leur public. Un nouveau coup dur pour le célèbre cabaret girondin. 
© Marie Pannetrat / FTV
Tout était prêt : les costumes, les chorégraphies et les distances de sécurité. Après neuf mois de fermeture, l’Ange bleu aurait dû rouvrir ses portes jeudi 5 novembre. 

► Retrouvez le reportage d'E. Galand et M. Pannetrat
Au cabaret L'Ange Bleu, les représentations sont annulées ©France 3 Aquitaine

600 000€ de pertes

Les artistes aussi avaient adapté leur spectacle : faute de pouvoir faire danser le public, ils avaient réimaginé leur chorégraphie et leurs interactions.

Chaque année, ce cabaret, parmi les plus célèbres de France, accueille 100 000 personnes. Cette année, malgré une anticipation en réduisant les jauges, la salle restera désespérément vide. 

“On a plus de 600 000 € de pertes qui vont s’accumuler. Et on risque de perdre les fêtes de fin d’année, qui sont une grosse période pour nous”, regrette Alexandre Duvollet, directeur de l'Ange Bleu.
© Marie Pannetrat / FTV
 

Colocation internationale

La troupe d'une trentaine de personnes est internationale. Une quinzaine de Russes et d'Ukrainiens se sont retrouvés coincés en France au premier confinement. Ils ont constitué une colocation, à côté du cabaret

“On ne sent pas qu’on est seuls, ce n'est pas plus mal”,
explique Yulia Vereshchahena, une des danseuses du cabaret, en servant un café sur sa terrasse.
© Marie Pannetrat / FTV
Faute de public, les danseurs continuent de s’entraîner dans leur salle de sport, même si depuis quelques jours, les entraînements sont plus amers. 

“Ce n'est pas facile d'être sans public. On aime être sur scène, être en représentation avec des jolis costumes et donner du plaisir aux spectateurs”
, argumente Anton Rygal, danseur de la troupe.

La salle ne devrait pas rouvrir ses portes avant janvier prochain, voire peut être plus tard, selon l’évolution de la situation sanitaire.
 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
spectacle vivant culture coronavirus/covid-19 société