Girondins de Bordeaux : la fragilité de Gourvennec

Jocelyn Gourvennec, l'entraîneur des Girondins de Bordeaux / © CHARLY TRIBALLEAU / AFP
Jocelyn Gourvennec, l'entraîneur des Girondins de Bordeaux / © CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Pour le moment, Jocelyn Gourvennec reste en poste malgré la dérive en championnat, leur élimination en coupe de la ligue... Le naufrage des Girondins continue. Colère : une petite dizaine d'ultras a accroché quelques instants une bâche " Gourvennec démission" ce mercredi après-midi au Haillan. 

Par Nicolas Morin et CLH

La bonne nouvelle pour les fans de plus en plus atterrés par cette incroyable mauvaise série ( 8 défaites lors des 11 derniers matchs), c’est qu’il ne reste que deux matchs de championnat avant la trêve hivernale, à Nice dimanche et contre Montpellier mercredi prochain.
Mais c’est une bien maigre consolation... Car la descente aux enfers continue. Jocelyn Gourvennec estime :

Il nous reste deux gros matchs pour faire tourner le compteur et retrouver des couleurs en championnat.

Avant de «se poser à la trêve pour réfléchir », ce qui semble englober sa situation personnelle, l’entraîneur bordelais est donc toujours aussi déterminé à sortir de cette crise. Mais il faudrait un miracle, qui pourrait s’appeler Malcom. Le meilleur joueur des Girondins ( 7 buts, 5 passes ) a raté les 2 derniers matchs en raison d’une entorse à la cheville. Il devrait être rétabli pour le déplacement à Nice dimanche.

Mais le retour de l’arbre qui a longtemps caché la forêt des insuffisances de son équipe ne suffira pas forcément. Quels que soient les joueurs et le système de jeu, le résultat est le même. Et le contexte est de plus en plus pesant et l’atmosphère irrespirable.

Les Ultramarines ont encore demandé à Toulouse la démission de Jocelyn Gourvennec. Ils n’ont pas été autorisé par les stadiers toulousains à déployer une banderole sur ce sujet dans leur tribune. Mais ils l’ont chanté suffisamment fort pour se faire entendre. Cette pression populaire  ne plait guère en interne et pas simplement aux dirigeants. Le milieu de terrain Younousse Sankharé ne s’en est pas caché :

On a besoin de nos supporteurs. C’est dommage de venir faire trois cents kilomètres pour crier démission au coach. Nous, on ne lâchera pas.

Les prochains jours seront encore agités aux Girondins. D'ailleurs ce mercredi après-midi, durant le décrassage, des supporters faisant partie des ultras, ont accroché durant quelques instants une bâche demandant sa démission, sur les grilles entourant le terrain d'entraînement.
Les stadiers ont tiré le rideaux qui servent à isoler le terrain lors des huis clos.

 

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