Girondins de Bordeaux. "La dégringolade fait mal" : le rachat par Fenwey Sports, unique espoir du club relégué en National

Mardi 9 juillet, le club des Girondins de Bordeaux a été relégué à titre conservatoire en national, faute de garanties financières suffisantes. Dernier espoir du club, un éventuel rachat par le conglomérat américain Fenway Sports Group, le propriétaire actuel de Liverpool.

C’est leur dernière chance d’échapper à la relégation. Après l’annonce faite ce mardi par le gendarme financier, Gérard Lopez a fait appel de la décision de la DNCG pour tenter de maintenir le club en ligue 2. Après l’échec d’un rachat par un fonds d’investissement, les Girondins misent sur l’intérêt du groupe Fenway Sports, déjà très implanté dans le sport de haut niveau mondial.

Sombrer "dans les abysses"

Ce mardi, la déception était dans toutes les têtes. La surprise, non. "C'est une saison qui n'est pas réussie. On finit au milieu du tableau, c'est raté", lâche l'ancienne légende bordelaise, Alain Giresse. S'il reconnaît un jeu avec "plus d'engagement physique et mental", en ligue 2, il regrette que le club "n'ait pas répondu aux exigences". 

Pire, pour celui qui a connu les belles années du football bordelais, la "dégringolade du club fait mal". "On se replonge dans les relégations, à évoluer dans des compétitions qui ne correspondent pas au standing du club", regrette l'ancien milieu de terrain bordelais. Le club a terminé la saison 12ᵉ du classement de Ligue 2.  

Même constat du côté de Benoît Trémoulinas, latéral gauche des Girondins jusqu'en 2013. "Je ne suis pas forcément surpris, parce que ça fait des années que ces questions sont dans nos discussions avec des amis et les collègues", soupire-t-il.

On se demande jusqu'où ça va aller, le club sombre dans les abysses.

Benoît Trémoulinas

Ancien joueur des Girondins

Lui, voit en Fenway l'étoffe d'un "mécène". "C'est un groupe sérieux, ce serait une bonne nouvelle", avance-t-il, avant d'ajouter, "après, est-ce que Bordeaux va devenir une succursale de Liverpool ? Dans tous les cas, on ne va pas faire la fine bouche. Le club a besoin de vivre."

Red Sox, Penguins et Liverpool

Outre Atlantique, la renommée du groupe Fenway Sports est déjà faite depuis des décennies. Dans son pays d’origine, le conglomérat, dirigé par le milliardaire John W. Henry, détient déjà les Red Sox de Boston ou les Penguins de Pittsburgh. Depuis dix ans, Fenways Sports est également propriétaire du Liverpool FC. “C’est un groupe qui est bien implanté dans le sport, issu de la cote est américaine. Ils sont couronnés de succès aux États-Unis et depuis qu’ils sont propriétaires de Liverpool, les succès sportifs sont assez incroyables”, souligne Jean-François Brocard, économiste du sport. 

Composé de personnalités sportives comme LeBron James, du producteur et ancien président de l’AS Roma, Thomas Richard DiBenedetto ou encore, de la New York Times Company, le conglomérat apporte aussi l’espoir d’une solidité financière. 

Mais c'est surtout l’engagement à long terme qu'attendent le club et ses supporters, encore traumatisés par la période Kingstreet. “Fenway a un profil très différents du fonds d’investissement, qui est relativement rassurant", avance Jean-François Brocard.

Ce n’est pas comme il y a quelques années où il y avait des vautours qui achètent pour revendre rapidement.

Jean-François Brocard

Économiste du sport

40 millions à trouver

Reste désormais à savoir si le groupe fera une offre dans les quinze jours impartis. “Les Girondins ont une histoire, une culture et il y a la marque Bordeaux qui sont des arguments. En face, il y a les conditions compliquées du foot français, avec les droits TV notamment”, envisage avec prudence l’économiste du sport. 

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Au total, le club devra apporter des garanties financières d’au moins 30 à 40 millions d’euros d’ici à leur prochaine audition, dans quinze jours, pour espérer entamer la nouvelle saison en Ligue 2, le 17 août prochain.

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