Les grandes manœuvres commencent aux Girondins de Bordeaux

Le départ de Paul Bernardoni à Angers est le premier de l'été mais pas le dernier sur le terrain et peut-être également en coulisses. L'intersaison du club bordelais pourrait être agitée.
Le drapeau du club des Girondins de Bordeaux
Le drapeau du club des Girondins de Bordeaux © Pixabay

Et d'un ! Engagé dans une politique d'austérité pour réduire le déficit (entre 55 et 60 Millions d'euros), Bordeaux a vendu un premier joueur. Paul Bernardoni a signé un contrat de quatre ans à Angers moyennant 7,5 Millions d'euros hors bonus.

Le gardien de l'équipe de France espoirs, qui avait signé aux Girondins en janvier 2016, était prêté ces deux derniers saisons à Nîmes. Un peu de beurre dans les épinards? Même pas car le 1er juillet, en raison des modalités de l'arrivée de Rémy Oudin l'hiver dernier, Bordeaux devra automatiquement verser 8 Millions d'euros à Reims...

Kamano, Sabaly, Basic...

Tout en tentant de construire un effectif capable de se rapprocher du haut de tableau, ce qui ne sera pas une mince affaire, les Girondins de Bordeaux va continuer à dégraisser. Le deuxième départ annoncé, c'est Yassine Benrahou. Le jeune milieu offensif, âgé de ving-et-un ans, devrait rester à Nîmes, là où il était également prêté la saison dernière. Le club du Gard entend lever son option d'achat fixée à 1,5 Millions d'euros. 

Mais le bal des départs pourrait aussi concerner des joueurs importants. Ainsi, les deux priorités sont François Kamano et Youssouf Sabaly car ils possèdent une valeur marchande intéressante. Cela tombe bien car l'attaquant et le défenseur ont depuis longtemps des envies d'ailleurs. 

Autre dossier important celui de Toma Basic. Le milieu croate, devenu un joueur clé, suscite beaucoup d'intérêt. Son éventuel transfert serait une mauvaise affaire sportive mais pas financière car il vaut environ 8 à 10 Millions d'euros.

Il faudra aussi traiter les dossiers des joueurs placardisés, comme Paul Baysse, Maxime Poundjé ou Albert Lottin. Ce dernier a disparu des écrans radars du jour au lendemain sans explication, sportive, alors qu'il était soi-disant très prometteur l'été dernier. 

Quelles recrues ?

Sans surface financière, Bordeaux va devoir faire des coups à bas prix et compter sur ses jeunes. Plusieurs d'entre eux, qui évoluaient en réserve, viennent de signer un premier contrat professionnel. Mais entre les profondeurs de la Nationale 3 et la Ligue 1, le gouffre est abyssal. Et ces signatures en série étonnent les observateurs de la réserve. 

Pour le moment, seul le marché français est ouvert. Il faudra peut-être attendre avant de voir une ou plusieurs recrues. Car les réseaux de Sousa et de Macia, pas toujours sur la même longueur d'ondes, sont à l'étranger. Un attaquant buteur est la priorité. 

Thiodet et Macia, c'est fini ?

Depuis plusieurs jours, la rumeur de la démission du controversé Anthony Thiodet se répand. Mais à ce jour, elle n'a pas été confirmée. Outre le directeur stade et hospitalité, en conflit avec les Ultramarines, un autre membre important de la stratégie du club est sur la sellette. Il s'agit d'Eduardo Macia.

Le parquet de Bordeaux a annoncé vendredi 5 juin que le directeur du football fait l'objet d'une plainte pour "exercice illégal de la profession d'agent sportif" et "escroquerie en bande organisée". Cette plainte, qui ne vise pas le club, est l'aboutissement d'un conflit sur le transfert d'un joueur algérien l'hiver dernier en réserve Naoufel Khacef. Son agent officiel estime avoir été écarté de la transaction finale et donc de sa rémunération d'environ 100 000 euros. Même si le dirigeant des Girondins bénéficie de la présomption d'innocence, pour l'image du club c'est désastreux. Et la question du maintien ou non en poste de l'espagnol ne peut pas ne pas se poser. Le nom de son successeur potentiel, une ancienne figure des Girondins, circule déjà. Mais il convient de rester prudent dans un club où la vérité du jour peut être vite contredite.

Des (nouveaux) investisseurs en approche?

Maintenant ou à court terme, King Street vendra les Girondins, si possible en récupérant les 100 Millions d'euros investis. Dans le milieu du football business, des bruits insistants évoquent l'intérêt de plusieurs investisseurs français et étrangers hors Europe. Pour l'heure, il s'agirait d'un rachat de 30 % des parts du club avant peut-être d'aller plus loin. Des noms circulent dont celui d'anciens responsables de club de Ligue 1 parmi les intéressés. Mais la prudence doit être de rigueur. Car le processus ne se fait pas en un jour et dans un passé récent de nombreux investisseurs, plus ou moins sérieux, se sont intéressés au club : de Chine, d'Inde, de Malaisie, des Etats-Unis ( hors GACP).

Dans ce bal des prétendants, Bruno Fievet s'est positionné très tôt. Très présent médiatiquement l'homme d'affaires, amoureux des Girondins depuis son enfance, assure avoir bouclé son tour de table. Il est allé plus loin en adressant une lettre d'intention à King Street. Il n'a pas indiqué avoir reçu de réponse.

 

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