La-Teste-de-Buch : la plage de la Lagune perd encore quelques mètres avec les dernières grandes marées

En septembre, la plage testerine avait cédé une dizaine de mètres à l'océan avec la tempête Alex. Dimanche dernier, les grande marées ont emporté encore quelques mètres, obligeant l'ONF à orchestrer une défense mais avant tout sécuriser le site où des pins menacent de tomber.
Il faut agir vite car le site connaît une forte érosion ces derniers mois. L'an dernier, la plage avait déjà reculé de 38 mètres.
Une tendance qui pourrait malheureusement s'aggraver car le banc d'Arguin joue un rôle majeur en ce sens. On constate qu'au fil des marées, des tempêtes, il se rapproche et que dans quelques temps, selon les projections, il pourrait s'agripper à la côte. Mais on ne sait pas quand...

Selon Cédric Boucher, Technicien à l'ONF :"Il (le banc d'Arguin, NDLR) a tendance à migrer vers le Sud-Est. Il se rapproche un peu de la côte. Il comprime un peu les flux sur la côte et du coup ça amplifie les érosions en face du banc".

L'ONF en urgence

Cette semaine, les équipes de l'Office national des forêts (ONF) ont dû intervenir. La dune a disparu et de nombreux arbres menacent de chuter.
 

16 mètres de recul alors qu'on n'a même pas abordé l'hiver.... Ça n'augure rien de bon pour la suite !

Cédric Boucher, technicien à l'Office National des Forêts

Les agents forestiers pourraient en abattre près de 300 sur une quarantaine de mètres, pour sécuriser la plage et ainsi créer une zone "tampon" avec une pente douce pour éviter l'effet falaise qui participe à cette forte érosion par le vent.
 

En attendant, en deux ans, la plage entre le Petit Nice et La Salie a perdu de sa superbe... 

Pour le maire de La-Teste-de-Buch, Patrick Davet, il s'agit de sécuriser au plus vite le site. Avec pour priorité la sécurisation, en fermant la plage pour cet hiver (on verra s'il n'y a pas de danger pour l'ouverture estivale). Mais la municipalité doit également s'interroger avec les différents acteurs sur le sort de la piste cyclable désormais à quelques mètres de la "falaise" de sable.

Ensuite, " c'est nous qui allons nous adapter à la nature" et surtout tenter de faire face aux prochains assauts de la mer, les soirs de grandes marées, d'éventuelles tempêtes hivernales à venir. C'est pourquoi, les agents s'activent en plus de couper des arbres à retirer le mobilier tel que des demi-traverses, des tables en bois, la ganivelle (clôture girondine), mais aussi les voiries. Car ces morceaux de béton ou de bois, une fois emportés dans l'eau pourraient devenir des dangers potentiels.

 
 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
littoral aménagement du territoire environnement nature