Top 14 : l'UBB célèbre ses retrouvailles avec Chaban-Delmas en étouffant le Stade Français 37-10

Bordeaux-Bègles, au prix d'un finish incroyable et avec un Matthieu Jalibert de gala, a fini par étouffer le Stade Français (37-10), bonus offensif en prime, se rattrapant ainsi de son revers initial subi à Biarritz, samedi pour ses retrouvailles avec le Stade Chaban devant 23.250 spectateurs.
23.500 spectateurs assistaient à la rencontre entre l'UBB et le Stade Français à Chaban-Delmas ce samedi 11 septembre.
23.500 spectateurs assistaient à la rencontre entre l'UBB et le Stade Français à Chaban-Delmas ce samedi 11 septembre. © Philippe LOPEZ / AFP

Des sourires, de la joie, des 'ola', l'UBB a retrouvé ses repères après sa défaite contre Biarritz, et Paris a payé l'addition.

Une première mi-temps maladroite 

Cet épilogue heureux pour les hommes de Christophe Urios était très loin d'être écrit à la pause (6-0), atteinte après un florilège de maladresses, de mauvais choix proposés par les deux équipes accrocheuses et très proches à ce moment-là, mais loin du niveau requis malgré une volonté réelle de jouer. 

Heureusement, l'UBB a changé de braquet au retour, notamment pendant le second carton jaune parisien récolté par Veainu (51) qui a servi de détonateur offensif. En deux vagues déferlant sur la défense stadiste, Jalibert a fait la différence d'abord pour Ducuing (53) enrhumant Waisea, ensuite pour Lam (60), donnant alors plus de relief au score (23-3). 

Mathieu Jallibert est l'auteur de trois transformations et trois pénalités pendant la rencontre.
Mathieu Jallibert est l'auteur de trois transformations et trois pénalités pendant la rencontre. © Philippe LOPEZ / AFP

Paris, guère dangereux jusque-là - aucune pénalité tentable pour Segonds avant la 58e minute - en raison d'une défense locale retrouvée et un manque d'imagination, a retrouvé un temps son esprit et un peu de cohésion, récompensée par une pénaltouche victorieuse de Latu (65). La fatigue pointant le bout de son nez, on a cru se diriger vers une victoire somme toute classique de Bordeaux mais les changements ont tout fait vaciller, notamment les soldats roses. 

Sorti pour faire rentrer Trinh Duc (65), revenu deux minutes pour stopper le saignement de Lam (68 à 70), Jalibert a pris le relais de Lamerat (73) et enclenché une course au bonus loin d'être évidente. 

Une accélération pour relancer ses troupes et envoyer Seuteni derrière la ligne (75), un relais parfait pour celui de Moefana avant la sirène, Chaban a explosé et Gonzalo Quesada a baissé la tête sur son banc. Comme un symbole.

"Il fallait juste être patients" 

"On savait que c'est une grosse équipe qui allait nous proposer beaucoup d'occupation et de combat. En première mi-temps, on peut faire plus simple en marquant sur ces deux mêlées à 5 m. On a continué à garder cette intensité sur tout le match et ils ont craqué et on a enfoncé le clou", soulignait Matthieu Jalabert après la rencontre. 

"Par rapport au match de la semaine derrière où on était passé à côté en terme d'attitude, d'agressivité et de combat, on se devait de rebondir, de montrer notre vrai visage et quoi de mieux que de le faire devant notre public. Il fallait juste être patient et au bout d'un moment, cela allait payer, c'est ce qui s'est passé en 2e mi-temps. Je suis content qu'on ait mis autant d'essais et qu'on ait retrouvé notre jeu et notre ADN. On a pris du plaisir, que ça passe pour moi un autre, c'est pareil" résume-t-il. 

De son côté, le manager Christophe Urios souligne qu'après des débuts hasardeux, "une fois qu'on a commencé à être mieux sur notre jeu, on a trouvé des solutions notamment en fin de la 1re mi-temps. On sentait qu'on prenait le dessus et en 2e mi-temps, quand on marque cet essai, cela nous a libérés. Réussir à marquer deux essais à la fin, c'est une preuve de caractère que j'apprécie." 

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