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Grand débat en Aquitaine : les pour et les contre sur le plateau de France 3 et France Bleu

janvier 2019 - Illustration du site granddebat.fr, le site internet lance par le Gouvernement pour le Grand débat national. / © Aurélien Morissard MAXPPP
janvier 2019 - Illustration du site granddebat.fr, le site internet lance par le Gouvernement pour le Grand débat national. / © Aurélien Morissard MAXPPP

Le Grand débat national bat son plein mais que s'y dit-il ? Les antennes régionales de France 3 et les stations locales du réseau France Bleu posent la question, recueillent les attentes et les propositions qui émergent. Sur le plateau, quatre invités pour débattre. 

Par Christine Le Hesran

Sur le plateau, il y a les pour et les contre. Le maire de Billière dans le Béarn, Jean-Yves Lalannde, ancien du PS, a fait son choix : 

Je ne cautionne pas.

"Les débats, il y en a tout le temps. Il y a la volonté d’utiliser les maires, de faire diversion, de laisser pourrir le mouvement des "gilets jaunes". 
 
Le Maire de Billière Jean-YVes Lalanne, dans les Pyrénées-Atlantiques, ne veut pas organiser de grand débat. / © Christine Le Hesran
Le Maire de Billière Jean-YVes Lalanne, dans les Pyrénées-Atlantiques, ne veut pas organiser de grand débat. / © Christine Le Hesran


A l'inverse, Charles Dayot s'investit. Le maire de Mont-de-Marsan a succédé à Geneviève Darrieussecq, entrée au gouvernement. 

Il faut prendre part, mais le structurer, il faut des actions derrière.

Charles Dayot est le maire de Mont-de-Marsan dans les Landes. Il organise un grand débat pour ses administrés. / © Christine Le Hesran
Charles Dayot est le maire de Mont-de-Marsan dans les Landes. Il organise un grand débat pour ses administrés. / © Christine Le Hesran


A l'image de son collègue du Béarn, Charles Dayot insiste sur ce débat permanent qui anime les communes, les villes. " Le débat, c'est au quotidien, c’est tous les jours. On essaye d’associer toute la population aux décisions."

Investies dans le grand débat, certaines associations ont saisi la balle au bond pour faire entendre aussi leur voix et celles qu'elles représentent. C'est le cas de Céline Lis-Raoux, directrice de RoseUp Association, une association d'intérêt général pour l'information et la défense des droits des femmes atteintes d'un cancer. On luit doit notamment des avancées sur le droit à l'oubli. Elle veut ouvrir le débat sur la santé

Le grand débat dans les associations, ça existe depuis toujours. 

"Souvent, les associations sont le seul endroit où les gens de tous âges, de tous niveaux socials autour d'une passion commune. On n'est pas d'accord, on s'engueule !"
 
Céline Lis-Raoux représente le monde associatif qui se mobilise à l'occasion de ce grand débat. Elle dirige l'association Rose UP qui aide les femmes victimes d'un cancer. / © Christine Le Hesran
Céline Lis-Raoux représente le monde associatif qui se mobilise à l'occasion de ce grand débat. Elle dirige l'association Rose UP qui aide les femmes victimes d'un cancer. / © Christine Le Hesran


Pour Stéphane Lambert, auto-entrepreneur qui a rejoint les Gilets Jaunes à Périgueux, n'y croit pas. Pour lui, le diagnostic est connu.

Il y a de la colère.


Il témoigne de la radicalisation de certains membres des gilets jaunes. 
 
Stéphane Lambert fait partie du mouvement des "gilets jaunes" en Dordogne. / © Christine Le Hesran
Stéphane Lambert fait partie du mouvement des "gilets jaunes" en Dordogne. / © Christine Le Hesran
 

Un proposition de l'association 


Par exemple, l'association Rose a organisé un débat il y a quelques jours sur l'accès à la santé, les hôpitaux, le service public, la citoyennté sanitaire. Une idée a émergé : les femmes se sentent souvent mal en sortant de l'hôpital. La chirurgie ambulatoire se développe et donc les patientes ne restent plus à l'hôpital mais rentrent à domicile le soir même après une intervention. Et là, il peut y avoir de la détresse. Un appel téléphonique d'une infirmière, qui peut éventuellement passer à la maison pour voir si tout va bien, serait déjà un premier pas pour aller mieux. 
 

Un grand débat et après ? 



Les invités sur le plateau font part des mêmes remontées lors des débats, à l'image de ce qui a été collecté dans les cahiers de doléances dans les mairies depuis décembre. " Des mesures très symboliques" contaste le maire de Mont-de-Marsan, Charles Dayot : " l'ISF, diviser le nombre de députés par deux... "

Il y a un besoin d'expression, on ne peut plus gouverner comme avant. Il faut faire remonter les idées et besoins de la base. 

En tous cas, le maire de Mont-de-Marsan n'est pas pour un référendum le même jour que l'élection européenne, pour ne pas brouiller l'enjeu européen

Je ne voudrais pas me retrouver comme en Turquie ou en Italie... 


" La fraude fiscale " ajoute le maire de Billière opposé au grand débat. Ses administrés ont dénoncé cette fraude en remplissant les pages des cahiers de doléance. 

Le risque, c'est la grande débâcle après le grand débat. S'il n'y a pas de réponse apportées, il y aura une forme d'explosion sociale. 

Stéphane Lambert, lui-même "gilet jaune", craint lui un " délitement". Il observe la radicalisation qu'il imagine encore plus forte si les revendications et propositions du grand débat restent lettre morte. 


Les fractures sociales, les inégalités territoriales que l'on habite dans une métropole, une ville moyenne, un village : le mouvement des " Gilets jaunes" qui a conduit à ce " Grand Débat " a mis en lumière cette France à plusieurs vitesses, notamment pour l'accès aux services publics souvent évoqué. 
 
Edition Spéciale Grand débat : Pour ou contre ?

 

Ce qui se dit lors du grand débat > émission spéciale à retrouver sur nos antennes

France 3 Aquitaine et France Bleu Gironde vous proposent une émission spéciale de 26 minutes.  

Franck Omer de France 3 et Yves Maugue, de France Bleu Gironde reçoivent : 

► Stéphane Lambert, fait partie des "gilets jaunes", auto-entrepreneur en Dordogne
► Charles Dayot, maire de Mont-de-Marsan ( Landes )
► Jean-Yves Lalanne, maire de Billère ( Pyrénées-Atlantiques )
► Céline Lis-Raoux, directrice de RoseUp Association, association d'intérêt général pour l'information et la défense des droits des femmes atteintes d'un cancer

Rendez-vous sur notre antenne France 3 Aquitaine dimanche 10 février à 11h30. Et samedi 9 février 2019 à 12h04 sur France Bleu Gironde, Gascogne, Béarn, Pays Basque, Dordogne, Poitou et La Rochelle.



 

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