Deux binômes de Haute-Vienne qualifiés pour les championnats du monde de swimrun

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Originaire de Suède, le swimrun - discipline sportive qui alterne la nage et la course à pied - est en plein développement en France. Deux binômes haut-viennois participeront en septembre à une course hors-normes près de Stockholm.

Apparue en Suède, au début des années 2000, le swimrun - littéralement "nager et courir" - a débarqué en France il y a 6 ans.
Aujourd'hui, ce sport attire de plus en plus de pratiquants en quête de grands espaces et de liberté. "Un parcours de swimrun, c'est toujours l'aventure. On ne sait jamais à l'avance comment ça va être, c'est la nature qui décide", s'enthousiasme Michael Lemmel, cofondateur du Swimrun.

Fin mai, le dernier Swimrun organisé au lac de Vassivière a rassemblé plus de 700 participants. Preuve que la discipline séduit, et notamment dans notre région.

Deux binômes de Haute-Vienne se sont qualifiés pour participer en septembre prochain, près de Stockholm, à l'épreuve reine de la discipline : les "world series d'Ötillö" (qui signifie "d'île en île" en suédois). Une course mythique, aux distances hors normes avec 65 kms de course à pied et 10 kms de natation en mer.

Christophe et Hugues - qui constituent l'un des binômes haut-viennois - se donnent un objectif : "Terminer l'épreuve ! Même si on met 12 h, 13 h... on le fera, on ira jusqu'au bout !".

Et pour cela, ils peuvent compter sur l'entraide, ce qui leur plait dans cette discipline. "Cela permet de partager, d'aller plus loin que ce qu'on ferait tout seul. Quand l'un est moins bien, l'autre va le booster. Ce côté solidarité est fondamental pour nous dans ce sport".

A 51 ans, Pierre Dauguet participera, lui-aussi, aux championnats du monde en Suède. Ce haut-viennois est un ancien champion de France de Triathlon par équipe. Il a découvert ce sport après une carrière de sportif de haut niveau. "Le swimrun, c'est le plaisir. Il n'y a pas cet esprit de compétition comme au triathlon, où c'est la performance pure. Là, l'esprit de camaraderie est très important."

L'an dernier, le premier binôme avait bouclé l'épreuve en 7 h 38 min 43 sec, un record.