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L'école des villes contre l'école des champs

© MaxPPP - photoPQR - Cyril Sollier - La Provence
© MaxPPP - photoPQR - Cyril Sollier - La Provence

200 à 300 classes vont être fermées à la rentrée prochaine en zones rurales en France, pour permettre notamment le dédoublement des classes en réseau prioritaire, en ville. La priorité fixée par le gouvernement laisse un goût amer à la campagne.

Par Gwenola Beriou

Le chiffre vient d'être lâché par le ministre de l'Education Nationale Jean-Michel Blanquer : ce sont entre 200 et 300 fermetures de classes qui sont prévues à la campagne pour la rentrée prochaine.
Un chiffre bien au dessous de la simple logique arithmétique selon le ministre, qui rappelle que si l'on tenait simplement compte des effectifs, 1200 classes fermeraient en zone rurale.

Malgré tout, les écoles rurales ont le sentiment d'être les victimes directes de la réforme portée par le gouvernement : le dédoublement des classes (12 élèves maximum) en CP et CE1 dans les REP (réseau d'éducation prioritaire), qui se situent le plus souvent en ville.

En Haute-Vienne, 26 postes doivent être créés à la rentrée prochaine pour répondre à cette réforme.
Pour les syndicats, certains sont piochés dans les effectifs actuels, ce qui explique la fermeture de 16 classes, la plupart en zone rurale.
Les enseignants vont être redéployés. Le "mouvement" (voeux pour les affectations) débute le 9 mars.

200 à 300 fermetures de classe en zone rurale
C'est le chiffre annoncé par le ministre de l'Education Nationale. Les écoles de campagne ont le sentiment que le dispositif "12 élèves en zone prioritaire" se fait à leur détriment. Intervenants : Pascal Robert, Maire de Verneuil sur Vienne / Pascal Lavigerie, Professeur des écoles. SNUIPP FSU Reportage de Jean-Marie Arnal, Matthieu Dégremont et Chantal Cogne



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