Tuberculose bovine en Limousin : une surveillance permanente

Publié le Mis à jour le
Écrit par Charles Lemercier avec Martial Codet-Boisse

Une bactérie inquiète les éleveurs bovins. Déjà présente dans les Pyrénées-Atlantiques et en Dordogne, la tuberculose bovine est dorénavant présente en Limousin. L'homme peut recevoir et transmettre cette maladie. Il faut rester vigilant.

Dépister pour contenir un foyer d'infection, un refrain bien connu qui s'applique aussi au bétail. Dans les campagnes, les vétérinaires recherchent régulièrement la présence éventuelle de la tuberculose bovine

J'essaye de détecter et de signaler aux autorités sanitaires, les animaux suspects.

Olivier Chaumeil, vétérinaire en charge du dépistage

Cette maladie est une zoonose. Elle est donc commune à l'homme et à l'animal. Elle est sous haute surveillance, présente dans les Pyrénées-Atlantiques et en Dordogne. Sa progression est surveillée et contenue en Limousin par la vigilance permanente des acteurs de terrain.

C'est une maladie grave. Pas forcément en régression chez l'homme. Comme c'est une zoonose, nous vétérinaires, garants de la santé humaine également, participons à la recherche et au dépistage de cette maladie.

Olivier Chaumeil, vétérinaire en charge du dépistage

La tuberculose bovine gagne du terrain en Limousin ©FTV

Il y a deux ans, une suspicion de cas a conduit l'une des vaches de Claude Aymard, éleveur en Haute-Vienne, à l'abattoir. Pour analyse complémentaire.

J'ai été dédommagé mais au prix d'une bête quelconque. On est payés au forfait, ce n'est pas intéressant.

Claude Aymard, éleveur

De retour à son cabinet, le vétérinaire envoie les résultats du dépistage aux services de l'Etat. Une opération répétée chaque année ou tous les deux ans selon les communes.

Cette maladie est très difficile à dépister sur les animaux. La règle générale, c'est l'abattage de tous les animaux du cheptel et la même recherche dans la faune sauvage de l'exploitation notamment sur les blaireaux. Ils peuvent attraper la maladie et la véhiculer.

Marie-Pierre Muller, directrice départementale de l’emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations de la Haute-Vienne

Lorsque les conditions le permettent, un assainissement sélectif peut être opéré en re-testant plusieurs fois les animaux du cheptel. Il est également décisif de mettre en place des mesures de biosécurité pour empêcher la maladie d’entrer dans l’élevage ou d’y rester.

Autre difficulté, la mycobactérie responsable de la tuberculose bovine peut résister et rester longtemps dans l'environnement. Il y aurait bien une solution, la vaccination des bovins. Mais celle-ci est interdite, elle est réservée à l'humain.