Avec le départ annoncé d'un médecin, un service du centre hospitalier de Saint-Junien en difficulté

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Le Service de soins de suite et de réadaptation de l’hôpital de Saint-Junien pourrait se retrouver en difficulté. Intervenants :  Corinne Krebs  (secrétaire générale CGT CH Saint-Junien), Sonia Lopez (secrétaire générale FO CH Saint-Junien) et Muriel Pouméroulie (directrice déléguée du centre hospitalier de Saint-Junien). ©Emmanuel Denanot et Mustafa Abbas / FTV

Le départ programmé d'un médecin plonge le service de soins de suite et de réadaptation du Centre hospitalier de Saint-Junien (Haute-Vienne) dans l'incertitude. Les syndicats alertent et espèrent un remplacement. La direction, elle, souhaite recruter et maintenir l'offre de soins actuelle.

C'est un départ qui pourrait devenir préjudiciable pour le service de soins de suite et de réadaptation du Centre hospitalier de Saint-Junien. Un médecin de cette équipe se met en disponibilité et quittera l'établissement le 30 novembre. 

"Des patients devront se faire opérer ailleurs"

Ce service est essentiel pour récupérer d'une opération dans les meilleures conditions. "Nous avons un médecin présent à 50% qui ne va pas pouvoir assumer tout le travail dans ce service", déplore Corinne Krebs, secrétaire générale CGT de l'hôpital Saint-Junien. Un non-remplacement nécessiterait une réduction important du nombre de patients à prendre en charge. 

Comme elle, son homologue de FO critique cette situation qui pourrait devenir intenable. "Quelqu'un qui va vouloir se faire opérer dans le centre hospitalier devra se faire opérer ailleurs s'il n'y a pas de suivi, notamment dans la rééducation qui est un pilier", déroule la syndicaliste Sonia Lopez.

Le service de soins de suite et de réadaptation de Saint-Junien a déjà vu son nombre de lits divisés par trois (22 aujourd'hui, contre 60 auparavant). Ce départ oblige sérieusement la direction à trouver une solution. "Notre souhait est de maintenir la capacité existante" promet Muriel Pouméroulie, directrice déléguée du centre hospitalier. Mais cela risque d'être délicat. "Si nous n'arrivons pas à trouver de solution de recrutement ou de renfort temporaire, nous risquons d'avoir un ajustement capacitaire à la baisse. Nous souhaitons maintenir ce service avec un minimum de 12 à 15 lits. Tout cela reste en construction," conclut-elle. 

Un flou qui rend particulièrement inquiète la quarantaine de soignants de ce service. Ils ne souhaitent pas devoir gérer un service sous tension. 

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