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Centre hospitalier Esquirol de Limoges : aider les proches de schizophrènes

© Pixabay
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Les familles de schizophrènes sont souvent impuissantes face à la maladie. Mais des programmes sont mis en place pour les aider à la comprendre. Le centre hospitalier Esquirol de Limoges a décidé d'évaluer ces séances d'information.      

Par Toscano Angélique et AH

Ce sont 600 000 personnes qui sont touchées par la schizophrénie dans l'hexagone. Les familles sont souvent en première ligne pour accompagner leurs proches. Ils sont alors sujets à une moins bonne qualité de vie avec plus de comorbidités liées au stress et ont besoin de plus de soins de santé que les non-aidants ou aidants d’autres pathologies. Le centre hospitalier Esquirol de Limoges a donc décidé de mettre en place des séances d'aide en direction des familles de malades. 

Évaluer la formation

Le CH Esquirol de Limoges a créé en 2014, le pôle des usagers. Il est l'un des premiers en France. C'est Costanzo Robert, dont le fils est schizophrène, qui est le chef bénévole de cette unité. Avec Francine Gourniel, directrice des soins, il a décidé de mettre en place un protocole de recherche enfin d'évaluer la perception des séances d'information psycho-éducative auprès des aidants. Durant un samedi après-midi, un groupe de 48 personnes sera formé. Un second groupe ne se verra pas dispenser la formation. Un questionnaire sera proposé aux participants tout de suite après la séance. Un second leur sera envoyé par mail.

Le programme se composera de 2 phases. Les 30 premières minutes, les aidants seront confrontés à des explications sur le déclenchement de la schizophrénie, les symptômes, le traitement médicamenteux et ses effets secondaires... tout ce qui est de l'ordre de l'aspect clinique de la maladie. Dans un second temps, un échange d'une demi-heure aura lieu avec le personnel médical. Le but est de comprendre comment réagissent les familles quand elles ont eu accès à des séances d'information. Mais aussi  de comprendre si l'accompagnement leur permet de mieux gérer la situation et de casser les stéréotypes de la schizophrénie.

Il est important de toucher un maximum de personnes dès le début de la maladie. Les médecins prennent environ 6 mois pour la diagnostiquer. Les symptômes doivent être présents de façon quasi permanente pendant toute cette période. Certains symptômes de la schizophrénie sont semblables à ceux d'autres maladies comme la toxicomanie ou les troubles de la thyroïde. Il existe 2 types de symptômes : les négatifs qui sont le déclin d’une fonction normale (le malade prend de moins en moins soin de lui, il se retire peu à peu de la vie sociale) et les symptômes positifs qui sont des symptômes anormaux, que la personne présente en plus comme les hallucinations. 

 

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Des formations déjà existantes pour aider les proches  

Des programmes, comme Profamille existent déjà pour les aider à comprendre la maladie. Il est notamment mis en place au Centre Hospitalier Esquirol. Il permet aux aidants de mieux appréhender les schizophrènes en apprenant à mieux communiquer avec eux.   La durée est de 14 séances, de 4 heures chacune. Cette formation est complémentaire à celle dispensée pendant le protocole de recherche. Il est important pour les aidants d'être accompagnés. Dans le passé, les parents étaient pointés comme responsables de la maladie. C'était notamment le cas des mères qui ont été longtemps écartées du processus médical. 


Une maladie psychique aux multiples causes 

23 millions de personnes sont touchées par la schizophrénie dans le monde. Elle se déclare souvent entre 15 et 25 ans. 75% des symptômes surviennent durant cette période. Même si chaque cas de schizophrénie est différent. Elle peut être déclenchée par des facteurs génétiques, mais aussi des paramètres extérieurs liés à l'environnement comme la pression à cause aux résultats scolaires. Les personnes schizophrènes peuvent développer des bouffées délirantes et avoir des fragilités aussi bien au niveau émotionnel que cognitif (altération du jugement, de la perception, du raisonnement). Mais ce ne sont pas les seules causes de la maladie.




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