Covid 19 : la 8ème vague est arrivée en Limousin

Publié le Mis à jour le
Écrit par François Clapeau .

Un taux d’incidence multiplié par 4 en un mois en Haute-Vienne, des hospitalisations qui suivent la même courbe… L’épidémie de Covid va encore faire parler d’elle cet automne. Une nouvelle campagne de vaccination débute, et les masques pourraient faire leur retour.

Après un été calme, les cas de Covid 19 sont de plus en plus nombreux dans la région. Les trois départements du Limousin sont largement touchés.

Des taux d’incidence en hausse

C’est un indicateur classique du Covid qui nous accompagne depuis 2 ans : le taux d’incidence représente le nombre de nouveaux cas sur une semaine pour 100 000 habitants.

Les chiffres connaissent une hausse spectaculaire depuis la fin du mois d’août. On est aujourd’hui à 597 en Creuse, contre 232 au premier septembre. Le chiffre est de 529 en Haute-Vienne, contre 135 il y a un mois. 418 en Corrèze contre 142.

En Nouvelle-Aquitaine, ce sont principalement les enfants qui ont lancé le mouvement début septembre, probablement avec la rentrée scolaire. Aujourd’hui, la plus forte augmentation du taux d’incidence apparaît chez les 30-50 ans, la génération des parents.

Des conséquences sur les hospitalisations

Comme depuis le début de l’épidémie, les hospitalisations suivent l’évolution des taux d’incidence. Selon Santé Publique France, en Haute-Vienne, 37 personnes sont hospitalisées en lien avec le Covid. Le chiffre est de 36 en Corrèze et 17 en Creuse.

Exemple concret aujourd’hui au Centre hospitalier de Brive : 11 patients sont hospitalisés pour des formes graves de Covid 19 dans des services conventionnels, et 2 en réanimation.

Le Covid tue toujours : il y a eu 12 décès avec un diagnostic de Covid dans des hôpitaux du Limousin depuis le 1er septembre 2022.

Nouvelle campagne de vaccination

De nouveaux vaccins Pfizer et Moderna vont être administrés dans le cadre d'une nouvelle campagne de vaccination lancée ce lundi 3 octobre.

Ces vaccins à ARN messager sont "bivalents", c’est-à-dire qu’ils ciblent des sous-variants d'Omicron en plus de la souche originale du virus.

La Haute Autorité de Santé recommande ces vaccins en priorité aux personnes les plus fragiles : les plus de 60 ans et les personnes qui ont des facteurs de risques comme les personnes immunodéprimées ou les femmes enceintes. L'entourage des personnes fragiles est aussi concerné.

On peut se faire vacciner par un professionnel autorisé, un médecin, un pharmacien ou un infirmier. Il n’y a plus de grands centres de vaccination, mais ils pourraient rouvrir en quelques jours si besoin.

Depuis le printemps, les personnes éligibles à la 4e dose pouvaient se faire vacciner, mais il n’y a pas eu de grand engouement selon Bernard Bertin, le responsable de la santé à la ville de Limoges. Pour lui, cette attitude était due à un sentiment de lassitude, et aussi à l’attente des nouveaux vaccins.

Gestes barrières

Dans ce contexte, pour tous, le respect des gestes barrières reste recommandé.

Brigitte Autran, la présidente du Comité de veille et d’anticipation des risques sanitaires, a déclaré ce mardi matin à la radio que le retour du port du masque obligatoire était à l’étude. En attendant, dans les transports en commun ou dans les lieux clos non ventilés, il ne faut peut-être pas attendre une obligation pour se protéger et protéger les autres...

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