Covid 19 : une nouvelle formation à Limoges pour apprendre à vacciner

La faculté de pharmacie de Limoges organisait aujourd’hui une formation à destination des pharmaciens pour faire face à une demande en constante augmentation.

On simule la piqûre, comme si on vaccinait un vrai patient.
On simule la piqûre, comme si on vaccinait un vrai patient. © Nicolas Picard

26 personnes ont été formées ce vendredi 7 mai à la faculté de pharmacie de Limoges pour vacciner contre la Covid 19.

Profils variés

Un public de pharmaciens aux profils très variés. Un tiers sont des pharmaciens d’officine, un tiers travaillent dans des hôpitaux, et le dernier tiers sont des étudiants qui terminent leurs parcours. 

Ils viennent de toute la région : polyclinique de Limoges, mais aussi des hôpitaux de Brive, Bourganeuf ou Egletons.

Cette formation répond à un besoin urgent, comme l’explique Nicolas Picard, professeur de pharmacie à l’Université de Limoges : "Certains seront amenés à vacciner dès demain dans des centres de vaccination".

Simulation

La formation se divise en trois ateliers.

D’abord, la préparation des vaccins. Nicolas Picard détaille : "Il faut connaître des points clef, comme les volumes, la conservation, l’asepsie…"

Les stagiaires doivent connaître les volumes nécessaires et les modes de conservation des vaccins.
Les stagiaires doivent connaître les volumes nécessaires et les modes de conservation des vaccins. © Nicolas Picard

Ensuite, les stagiaires s’entraînent à l’entretien pré-vaccinal. Là encore, c’est une étape importante : "Il faut vérifier les antécédents d’allergie, et tout ce qui va justifier une surveillance plus approfondie, avec 30 minutes en observation au lieu de 15. Il faut aussi rassurer les patients, et être capable de répondre à leurs questions".

Dernière étape, l’injection en elle-même. Il faut choisir le bras en fonction de certaines pathologies, faire attention à l’hygiène des mains. Et puis on pique, comme sur un vrai patient.

Bientôt les pompiers

Aujourd’hui se tenait une première session avec trois groupes. Mais ce type de rendez-vous devrait se renouveler. 

Nicolas Picard confirme : "On essaiera de répondre aux besoins. On a déjà une nouvelle demande des sapeurs-pompiers." 

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