Covid-19 : une vingtaine de classes fermées en Limousin

Le nombre de classes fermées à cause de cas de Covid-19 continue d’augmenter partout en France et reste limité. En Limousin, on compte 21 classes fermées ce mardi 14 septembre 2021 principalement dans le premier degré. Pas toujours simple pour les parents.
Quelques classes ont dû fermer en Haute-Vienne et en Corrèze. (archives)
Quelques classes ont dû fermer en Haute-Vienne et en Corrèze. (archives) © C.Gauthier/FTV

Après le début d'année scolaire, le nombre de cas de Covid-19 parmi les enfants, notamment les moins de 12 ans qui ne peuvent pas être vaccinés a augmenté.

Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Education nationale a affirmé, lundi 13 septembre, que le hausse allait continuer dans les prochains jours puis se stabiliser et redescendre.

On comptait près de 3 000 classes fermées, ce qui représente cependant à peine 0,5 % des 540 000 classes du pays.

En Limousin, le phénomène s’observe aussi avec 21 classes fermées selon le rectorat de Limoges avec 18 classes en Haute-Vienne (3 maternelles et 12 élémentaires), 2 en Corrèze (2 élémentaires) et une classe d'élémentaire en Creuse.

L’école primaire Jean-Zay avait dû fermer une classe de CP le lendemain de la rentrée. "La classe a rouvert lundi normalement. Les élèves ont dû effectuer un test après sept jours de coupure. Il fallait qu’il soit négatif pour revenir " indique la directrice Delphine Schneider.

Pour les élèves, les parents et l’enseignant, ce fut le retour de l’école à la maison.

Chaque jour, on leur mettait le programme avec des exercices et des vidéos.

Sandrine Neuvic, professeure des écoles.

Dans cette autre école de Limoges, où une classe vient de fermer lundi, les parents d' élèves  manifestaient une certaine sérénité.

"Je trouve bien de fermer par précaution" dit cette maman. "Faut pas que ca se renouvelle trop souvent parce ce n’est pas évident" ajoute ce papa. "On ne peut pas remplacer le travail du professeur".

Difficultés de garde

Pour certains parents d’élèves, c’est malgré tout le casse-tête. C’est le cas de Ghislaine et de son mari, respectivement secrétaire médicale et préparateur en pharmacie à la polyclinique et au CHU de Limoges.

Depuis vendredi, nos deux enfants de 7 et 10 ans doivent rester une grande partie de la journée seuls. Leurs classes ont été fermées à cause d’un cas à chaque fois.

"Nous ne pouvons pas nous absenter de notre travail" dit-elle, très agacée de la situation et ne pouvant compter sur l’aide de grands-parents ou financer une baby sitter.

"Je comprends la nécessité de confiner les enfants positifs. Mais j’ai fait tester mes enfants et ils sont tous les deux négatifs. J’aimerais qu’ils soient pris en charge par l’école ou gardés par la ville de Limoges mais rien n’est prévu pour les parents coincés comme nous, personnels de santé. Il va pourtant falloir vivre avec le virus. Cela éviterait aussi que les enfants continuent de décrocher encore plus". 

Tous les camarades de classe sont en effet considérés comme cas contacts et doivent s'isoler pendant le temps d'incubation établi à cinq-six jours. 

Depuis le début de la crise sanitaire, la mère de famille explique avoir pu faire face aux confinements grâce aux écoles ouvertes pour les personnels prioritaires ou en étant parfois mise en chômage partiel. 

Le gouvernement dit avoir néanmoins réactivé depuis le 2 septembre 2021 le dispositif d'activité partielle et d'arrêt de travail sans jour de carence pour les parents d'enfants âgés de moins de 16 ans ou en situation de handicap, sans limite d'âge, qui doivent garder leur enfant et travaillent tous les deux. Qu’ils soient dans le public ou le privé.

"Nous avons certes le droit de nous arrêter" dit la maman qui est à 80 %. "Mais il est très compliqué pour nos employeurs respectifs de nous remplacer. On travaille déjà à flux tendu. Les absences désorganisent toute l'équipe" se désole Ghislaine qui se sent vraiment coincée.  

 

 

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
éducation covid-19