Des robes de mariés des Modes Parisiennes aux éponges du bazar Pujol… Souvenirs d’antan de la rue du Clocher à Limoges

En pente, étroite, aux façades hautes, elle fut longtemps la plus commerçante des artères de Limoges : la rue du Clocher. De quoi se vêtir, de la naissance jusqu’à la mort, se chausser, se parer et même se nourrir, coquettes de toutes conditions y trouvaient de tout. Presque encore comme aujourd’hui…

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Si ses pavés pouvaient parler ! 

Ils commenceraient d’abord par vous dire que non, la rue du Clocher ne tire pas son nom de celui, vénérable, de la basilique Saint-Michel-des-Lions qui, à 68 mètres,  se dresse fièrement dans sa haute extrémité.

Non, le clocher était celui de la basilique du Sauveur, appartenant à l’abbaye de Saint-Martial, basilique rasée en 1807, et qui se situait, elle dans la basse extrémité, au carrefour  de la rue du Clocher et de celles de Saint-Martial et Jean Jaurès. 

Ils vous rappelleraient ensuite une musique que la rue a toujours entendue : celle des sabots, puis bientôt des talons hauts, ceux des Limougeaudes qui, de toutes conditions, se sont toujours pressées là, pour "faire la rue du Clocher", comme on dit à Limoges depuis très longtemps.

Car la légende prétendait que l’on y trouvait tout, notamment pour se vêtir, de la naissance à la mort !

De fait est, on trouvait des layettes au Sans Rival, chez Cahen, ou des chapeaux ou des robes de mariées aux Modes Parisiennes, chez Goetschel.

Des chaussures chez Bertrand dont le fronton, "À la grâce de Dieu", est encore visible aujourd’hui.

Des tissus chez M. François et chez les frères Fayette.

Ou encore de tout, au Petit Bazar Pujol…

Ces messieurs n’étaient pas en reste, achetant leurs montres ou des bijoux pour leurs épouses au Chronomètre, ou encore leur tabac et leurs journaux chez Ménard.

On pouvait même acheter de quoi manger, notamment de la viande chez Ratinaud, où les carcasses étaient exposées jusque devant le trottoir…

Autant de commerces aujourd’hui disparus, remplacés, en partie, par d’autres satisfaisant à une consommation plus moderne, plus contemporaine.

Et si la rue du Clocher a peut-être perdu de son éclat, son charme lui est toujours là, attirant comme autrefois le chaland, qui continue comme toujours à "la faire" en montant ou en descendant !