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Explosion à la cathédrale de Limoges, les vitraux endommagés toujours en cours de restauration

En octobre 2005, de nombreux vitraux de la cathédrale de Limoges étaient soufflés par une explosion / © Anthony Borlot
En octobre 2005, de nombreux vitraux de la cathédrale de Limoges étaient soufflés par une explosion / © Anthony Borlot

En octobre 2005, suite à l'explosion d'une bombonne de gaz, près de 3000 vitraux du XIVe au XIXe siècles étaient brisés ou endommagés dans la cathédrale de Limoges. 14 ans après, la restauration est toujours en cours...

Par Martial Codet-Boisse

Dans la nuit du 1er au 2 octobre 2005, 3 individus escaladent les échaffaudages adossés à la cathédrale de Limoges alors en travaux. Sur une terrasse, un des jeunes hommes met le feu à une bombonne de gaz : 7 baies de vitraux sont en partie soufflées par l'explosion.
 

Près de 3000 pièces brisées ou endommagées


De grands panneaux de polycarbonate ont été posés pour remplacer provisoirement les baies. Des vitraux du XIVe allant jusqu'au XIXe siècles étaient endommagés suite à l'explosion. Ils ont été récupérés, placés dans une vingtaine de caisses en bois en attendant leur restauration. Une rénovation qui tarde, 14 ans après les faits...

Le déblocage du fonds de garantie a été très long. On espère que l'on va pouvoir restaurer ces vitraux, on essaye d'être l'aiguillon mais la cathédrale est une propriété de l'Etat et les affaires administratives sont parfois très longues. Mgr Pierre-Antoine Bozo, évêque de Limoges

Entretien Mgr Pierre-Antoine Bozo, évêque de Limoges
Equipe : Martial Codet-Boisse, Matthieu Dègremont.

"Pour les vitraux, nous allons faire un test de doublage des verrières cette année. Ils seront reposés avec ce système pour renforcer leur résistance face à la pression du vent" explique Nicolas Vedelago, conservateur du patrimoine à la DRAC Limousin. "Avec les budgets que l'on a, on ne peut pas faire tous les chantiers en même temps, il faut prioriser ! " renchérit Nicolas Vedelago. On aura compris que l'urgence pour les services de l'Etat est d'assurer avant tout la sécurité des bâtiments afin d'éviter incendies et infiltrations. Normalement, il était prévu de replacer les vitraux endommagés à l'horizon 2020/2022, pour un coût estimé de 2 millions d'€.

 

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