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Limoges: 1500 euros d'amendes requis contre les trois conseillers municipaux du Front national

Vincent Gérard (à droite), chef de file du Front national en Haute-Vienne, et son avocat David Dassa (à gauche), étaient présents au tribunal correctionnel de Limoges, mardi 24 avril. / © Franck Petit - France 3 Limoges
Vincent Gérard (à droite), chef de file du Front national en Haute-Vienne, et son avocat David Dassa (à gauche), étaient présents au tribunal correctionnel de Limoges, mardi 24 avril. / © Franck Petit - France 3 Limoges

Suite à une plainte de la Licra, les conseillers municipaux de Limoges Bleu Marine comparaissaient ce mardi devant le tribunal correctionnel pour incitation à la haine raciale, en raison d’une tribune publiée dans la revue municipale. Le parquet a requis 1500 euros d'amende contre eux.

Par Anouk Passelac

1500 euros d'amende ont été requis par le procureur du parquet de Limoges contre les trois conseillers municipaux du FN. Le groupe politique Limoges Bleu Marine est poursuivi devant le tribunal correctionnel pour incitation à la haine raciale, suite à une plainte déposée par la Licra, la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme.

Dans le viseur de l’association, une tribune publiée dans la revue municipale, dénonçant l’agression du personnel du CHU par « un de nos nouveaux habitants, invités par nos gouvernants, logés, nourris, blanchis, aidés, soignés, le tout gratuitement, avec en prime un peu d’argent de poche ».

« Littérature xénophobe et raciste »


Pour justifier ses réquisitions, le procureur de la République a parlé de « littérature xénophobe et raciste », ajoutant: « Il convient de protéger la liberté d’expression contre certains abus ». Selon lui, la tribune frontiste appartient aux abus.

« Ce sont des propos pas supportables de la part d’élus de la République. » a expliqué l'avocat de la Licra, espérant que la peine sera « encore plus lourde » que les réquisitions du Parquet.

De son côté, Vincent Gérard, chef de file du Front national en Haute-Vienne et l'un des trois prévenus, a affirmé avoir été « désagréablement surpris par certaines accusations de par la teneur et la symbolique de certains mots que je réfute totalement, comme "raciste" et "xénophobe". La tribune qui est incriminée ne reflète absolument pas ce genre de propos ni d'idée. »

Cependant les prévenus ne risquent pas grand chose. Selon la loi de 1881 relative à la liberté de la presse, pour être poursuivis pour incitation à la haine raciale, les propos doivent concerner un groupe déterminé et identifiable, ce qui n'est pas le cas de la tribune frontiste. 



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