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Greffe de l'utérus : Limoges poursuit son essai clinique

La société internationale de greffe a confirmé, mi-septembre 2017, les promesses qu'offre la greffe d'utérus. 38 greffes ont déjà été réalisées dans le monde et 8 bébés ont pu ainsi voir le jour. Le CHU de Limoges poursuit, pour la France, ses essais cliniques.
© pixabay
Mi-septembre, la société internationale de greffe utérine a tenu son premier congrès : 38 greffes ont déjà été réalisées à travers le monde et 8 bébés sont nés grâce à ces interventions. Sur ces 38 greffes, 28 ont été réalisées à partir d'utérus provenant de dons vivants, 10 à partir d'un prélèvement sur des femmes décédées. En  France, c'est sur ce dernier protocole que travaille le CHU de Limoges.

En novembre 2015, le CHU de Limoges a en effet obtenu l'autorisation de l'Agence du médicament pour mener des essais cliniques de greffe d'utérus. Une première naissance pourrait intervenir en 2018.  Dans cette équipe, le docteur Tristan Gauthier qui en 2015, nous expliquait le détail de ce projet. 
 
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Tristan Gauthier : pourquoi prélever des donneuses décédées ?


Aujourd'hui, cité par le Figaro, le médecin limougeaud, s'enthousiasme : "les résultats présentés lors du congrès vont bien au-delà de nos espérances initiales. Les résultats sont extraordinaires." Toujours selon le Figaro, à Limoges, "une demi-dizaine de patientes a déjà achevé la première étape du protocole, l’obtention d’un embryon par fécondation in vitro. Aucune greffe n’a encore été réalisée car le don après mort cérébrale comporte ses propres contraintes : l’attente d’un greffon compatible, provenant d’une défunte entre 18 et 50 ans."



 
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