Hausse des prix de l’énergie : en Haute-Vienne, la demande en bois de chauffage explose

En raison de l’augmentation des prix de l’énergie, nombreux sont les ménages qui se tournent vers le chauffage au bois, moins onéreux. Ainsi, en Haute-Vienne la demande en bois de chauffage augmente, les prix aussi.

A Saint-Yrieix-la-Perche, près de Limoges, (Haute-Vienne), cette entreprise vend en moyenne près de 3000 stères par an. Cette année, ses ventes atteignent des records : 65% de chiffres d’affaire en plus en septembre, 40 % en plus en octobre, et du jamais vu en novembre, avec un volume mensuel, écoulé en une semaine seulement.

Une pénurie de bois n’est pas à craindre, mais les cordes de bois bien secs, manquent déjà. "On a vu venir l’augmentation. Nous aussi on est des consommateurs, on consomme énormément de carburant, réagit Yann Paternault, détaillant de bois de chauffage. Nos stocks ne suffiront pas. On va être obligés de rentrer dans des lots moins secs, de vendre des produits moins secs."

On ne va pas avoir une pénurie de bois en tant que telle, on va avoir une pénurie de bois sec. Le bois pour sécher a besoin de temps. Le temps aujourd’hui on en n'a pas. On a une telle augmentation de demande qu’on n’aura pas le temps de faire sécher le bois correctement.

Yann Paternault

Détaillant de bois de chauffage.

Cette forte hausse de la demande, combinée à la hausse des prix de l’énergie, oblige le détaillant à le répercuter sur le prix du bois. "On va être obligé d’augmenter car nos coûts de production augmentent, nos coûts de livraison augmentent. Pour une entreprise comme la mienne on a été obligé d’augmenter au mois d’avril de 2,50 euros du stère et je viens de réaugmenter aujourd’hui, lundi matin, de 2,50 euros du stère", souligne Yann Paternault. Le prix d'une corde de chêne, commercialisée par cette entreprise, coûte désormais 250 euros, une hausse de 10 euros, pour compenser le coût des transports facturé par les fournisseurs à la SARL.

"Le bois n’a pas augmenté réellement"

La demande des clients est forte. Nombreux sont ceux qui ont choisi ce mode de chauffage, malgré tout, moins onéreux. "Ça me coûte 230 euros et ça me permet de me chauffer quasiment tout l’hiver. On se chauffe principalement au bois. On a de l’appoint électrique pour la salle de bain et un petit peu si nécessaire pour la nuit mais principalement au bois", témoigne François Blanc, un client.

Alors que le prix du gaz et du fioul flambe, ce magasin spécialisé de Limoges, voit  le nombre de commandes bondir, du jamais vu. "C’est quelque chose qu’on n’a jamais vu depuis 10 ans. On a beaucoup d’appels, de demandes, des demandes rapides. Une personne qui vient en magasin souhaite qu’on lui installe l’appareil d’ici trois semaines voire un mois", indique Louis Combeau, responsable d'un magasin d'usine. Impossible de répondre à ces demandes avant mi-janvier, pour l'installation d'un insert ou d'un poêle à bois, largement plébiscités par les ménages.

"Ils viennent chercher un appareil qui va permettre de faire baisser leur facture. Les ménages se sont rendu compte que pour se chauffer il fallait un bon budget. Avoir un poêle à bois ou à granulé ça permet de faire baisser leur facture. Le bois n’a pas augmenté réellement, et le granulé non plus. L’augmentation n’est pas comme l’électricité ou le gaz", souligne le responsable de ce magasin de Limoges.

Les tarifs réglementés de l'électricité devraient à nouveau augmenter en janvier prochain.

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