Un homme interpellé à Limoges après plusieurs agressions dans un bus

© France 3 Limousin
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L'individu de 54 ans est mis en cause pour des propos racistes et pour avoir frappé une femme et craché sur deux jeunes. 

Par Alexandra Filliot

Les faits remontent au jeudi 31 Mai, vers 09h10. La police de Limoges est appelée pour une agression dans un bus de la ligne 10 en circulation à hauteur du Pôle Fougeras.

Une patrouille arrive sur place très rapidement. Les témoins de l'agression désignent un homme qui tente de prendre la fuite. D’origine Marocaine, il est âgé de 54 ans et reconnait une altercation mais nie les violences. Pourtant, une femme de 33 ans originaire du Gabon, affirme de son côté avoir été victime de crachat, propos racistes et de coups de poing au visage et à la tête. Deux jeunes d’origine nord-africaine et irakienne, âgés de 13 ans et 16 ans, se plaignent également de crachats et d’intimidation

L’auteur présumé est interpellé sans incident et placé en garde à vue. Les bandes vidéo du bus permettent de vérifier les versions des victimes : Une fois monté à bord du bus, l’auteur, en communication téléphonique, déloge le jeune de 13 ans pour être seul au fond du bus.

Quelques minutes plus tard, il s’en prend au jeune de 16 ans en lui crachant au visage puis à ses pieds sans raison tout en l’insultant en arabe. Le jeune se déplace dans le bus et la jeune femme Gabonaise prend la défense de l'adolescent. Alors qu'elle accompagne le mineur vers l’avant du bus, l’agresseur présumé crache sur la jeune femme et lui assène quatre coups de poings au visage et à la tête en la traitant de « Singe » et lui demandant de « retourner dans son pays». Elle sera légèrement blessée à la tête. Des voyageurs interviendront pour séparer tout le monde. La conductrice du bus fera également appel à des agents TCL pour mettre fin à la violence.

Au cours de son audition, l’auteur - qui minimisait la situation - est confronté aux images vidéo. Il finira par reconnaître les faits en précisant que la victime n’avait pas à se mêler de sa conversation. Très défavorablement connu des services de police, il avait été mis en cause pour un fait identique commis en juillet 2017 dans une laverie limougeaude. Il avait été condamné à
18 mois de prison dont 12 mois ferme. 


Considéré en récidive légale, et à la demande du magistrat de permanence, il a été déféré ce vendredi 1er juin au Parquet de Limoges en vue d’une comparution immédiate Lundi 4 juin 2018. 

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