Lancement de la consultation publique avant de transformer la rue Jean Jaurès du centre ville en rue piétonne

Publié le Mis à jour le
Écrit par Isabelle Rio .

Limoges veut davantage de rues piétonnes. Dans les cartons de la mairie, un nouveau chantier en prévision et pas n'importe lequel, celui de la rue Jean Jaurès, au centre même de la vie commerçante, mais il ne fait pas forcément l'unanimité. Le 1er mars débutera la consultation publique.

La partie haute et la partie basse du centre de Limoges sont scindées par la rue Jean Jaurès. Rue commerçante s'il en est, les voitures y circulent et y stationnent, au plus près de l'ensemble des magasins du centre ville.

Une circulation qui pourrait bientôt n'être qu'un souvenir. Les deux tiers de cette artère commerçante centrale, entre la rue Rafilou et l'Opéra, font l'objet d'un grand projet de piétonnisation et de végétalisation.

 Toutes les rues adjacentes qui arrivent sur la rue Jean Jaurès sont déjà piétonnes. Il n'y a que cet axe qui ne l'est pas. Il faut donc y travailler de façon sérieuse, pour une harmonie entre toutes ces voiries souligne Jean-Marie Lagedamont - Adjoint à la voirie, au stationnement et à la circulation

 

La mairie poursuit le réaménagement du centre ville limougeaud, en accordant une place plus grande aux piétons et aux vélos. Mais  si la suppression des voitures a des partisans, elle a aussi des opposants, notamment chez les commerçants de la rue.

 Le centre-ville devient juste une balade de week-end, sauf qu'il faut penser que dans la semaine vous avez une femme qui n'a qu'une heure pour acheter une boite de chocolats ou chercher une retouche, qui ne peut donc pas se permettre de se garer à 10km de Limoges, même s'il y a des navettes gratuites précise Valérie Lopez - Commerçante

Le piéton est trois fois plus présent que l'automobile dans ce secteur-là. Il a droit de cité et est potentiellement consommateur dans les commerces, à eux aussi de s'adapter poursuit l'adjoint à la voirie.

La consultation auprès de la population débute le 1er mars prochain. Un questionnaire sera à la disposition des habitants. Les commerçants eux seront rencontrés un par un pour écouter leurs doléances. Mais la ville ne veut pas traîner. Le projet doit voir le jour pour la fin de l'année. Autrement dit à marche forcée.

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