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Limoges : le conseil communautaire de nouveau boycotté ce jeudi 15 décembre

Le Maire de Limoges a confirmé lors d'une conférence de presse ce jeudi matin que les élus de la majorité municipale limougeaude ne participeraient pas à la réunion prévue à Couzeix (16h30). 
Communauté d’agglomération du jeudi 15 décembre : la ville de Limoges n’assistera pas au conseil communautaire. Réaction d'Emile Roger Lombertie ©France 3 Limousin
Nouvel épisode dans le feuilleton qui oppose Emile Roger Lombertie et Gérard Vandenbroucke. Pour la deuxième fois consécutive (le premier boycott remonte au 2 décembre), les conseillers communautaires issus de la majorité municipale de Limoges boycotteront le conseil communautaire qui doit se tenir à Couzeix ce jeudi 15 décembre 2016.

En cause : la gestion prochaine de Limoges Habitat. La loi ALUR du 24 mars 2014 prévoit en effet le rattachement systématique des offices publics d’habitat aux Établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à compter de janvier 2017.

Dans une conférence de presse ce jeudi matin, le maire de Limoges a souhaité rappeler qu'il alerte depuis 6 mois le conseil communautaire sur la nécessité de préparer ce rattachement. Pour Emile Roger Lombertie, il semblerait normal que la gestion de Limoges Habitat revienne à un élu de la majorité limougeaude ( c'est actuellement le cas puisqu'elle est présidée par Catherine Mauguien-Sicard) car Limoges concentre 99,23% des logements sociaux du territoire de la communauté urbaine. (13 164 sur 13 266) 

L'élu limougeaud a également proposé que le nombre des élus communautaires de la ville de Limoges au sein du Conseil d’administration de l’office soit proportionnel au nombre de logements de Limoges Habitat sur le territoire de la ville-centre.

Mercredi 15 décembre 2016, Gérard Vandenbroucke a rencontré Emile Roger Lombertie et Catherine Mauguien-Sicard. De cet entretien, selon le maire de Limoges, "il est ressorti qu’aucune des propositions formulées par la ville ne serait prise en compte".

Emile Roger Lombertie dénonce donc "un manque de concertation, de préparation et d’anticipation", raison pour laquelle un nouveau boycott a été décidé. 
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