Média. Une semaine sans écran l'objet de plusieurs ateliers au Palais sur vienne du 13 au 19 mai

Des enfants qui passent trop de temps devant les écrans, le cauchemar de beaucoup de parents ou de grands parents. La commune du Palais-sur-vienne propose l'opération Une semaine sans écran (du 13 au 19 mai) avec des ateliers sensibilisation réunissant parents et enfants pour faire un peu de pédagogie de manière ludique.

"Ce qui est intéressant, c'est que c'est ludique et sans jugement", précise la directrice du Pôle Enfance en charge de la mise en place de ces ateliers. Un enfant de 10 ans qui confie tranquillement à l'animatrice des ateliers qu'il joue à Fortnite, la confidence a surpris, c'est justement contre ce genre de mésaventure que cherche à lutter cette semaine sans écran au Palais sur Vienne.

Un jeu qui nécessite une autorisation parentale quand on a entre 12 et 17 ans en France à cause de certaines scènes de violence, explique Fabienne Valade, la directrice du pôle Enfance pour la Ville du Palais en charge de ce dispositif et de la mise en place des ateliers.

Dans la commune, les trois groupes scolaires ont été sollicités pour se joindre à l'opération (Jules Ferry, Aristide Briand et Jean Giraudoux). "Naturellement, les parents qui viennent sont déjà plus ou moins sensibilisés au sujet", confie la responsable des ateliers. 

L'idée, c'est d'informer les parents et les enfants sur les risques liés à l'usage intensif des écrans (isolement, besoin en sommeil, effets négatifs sur la mémoire ou l'estime de soi avec l'usage des réseaux sociaux...)

L'objectif également, c'est aussi d'apprendre à trouver un équilibre sur son temps d'écran pour ne pas se sentir piégé, sans pour autant condamner l'utilisation du numérique, outil indispensable à l'ère de la dématérialisation. 

Enfin, et surtout, il s'agit de contribuer au dialogue entre les générations.

Genèse du projet :

Cette action a été initiée par le service Enfance, les enseignants et les travailleurs sociaux dans le cadre du groupe de travail CTG (Convention Territoriale Globale). Une convention avec le Conseil départemental de la Haute-Vienne et la CAF. Les ateliers sont financés par la Ville et le réseau REEAP-CAF (Réseau d’écoute, d'Appui et d'Accompagnement des parents).

Au cours des ateliers, il y a deux équipes, les participants (parents accompagnés de leurs enfants) répondent tout d'abord à un quiz comportant 20 questions autour de l'utilisation des écrans, le temps d'exposition, l'utilisation des réseaux sociaux, la publication des photos et de la législation (ex. : À quel âge peut-on s'inscrire sur un réseau social ?  Réponse : la loi instaure une majorité numérique à 15 ans, âge auquel on peut s'inscrire seul sur un réseau social).

Deux heures d'ateliers 

L'atelier de ce lundi 13 mai par exemple, assuré par une consultante extérieure, Sylvie Francillout-Lavergne (consultante en relations familiales et professionnelles) tourne autour des idées d'activités à faire avec et pour les enfants, sans les écrans.

Cela permet de créer des temps d'échanges entre la génération des parents et celle des enfants et de voir les différences de perceptions sur le sujet, le tout dans la bonne humeur.

Objectif : créer un dialogue en dehors de toute utilisation des écrans pour se reconnecter avec soi-même et les autres.

 

Les habitants du Palais peuvent également, durant la semaine sans écran, emprunter : des pochettes surprise contenant des livres inédits à la réservation, des jeux, documents sonores ou encore des BD. Le contenu est sélectionné selon trois tranches d'âge : maternelle / 6-8 ans / 8-10 ans.

Une campagne d'affichage est par ailleurs mise en place à La Maison de l'Enfant et de la crèche du Palais avec une sensibilisation à destination des parents de jeunes enfants et des assistantes maternelles pour réduire les écrans. 

"Ce que l'on constate à l'issue des premiers ateliers, confie Fabienne Valade, c'est qu'il y a une prise de conscience de la part des enfants sur la nécessité de réduire leur temps d'écran". Les parents, eux "viennent chercher des arguments pour convaincre leurs enfants, du coup, le fait que ce soit une personne extérieure à la famille qui le dise, ça passe mieux auprès des enfants", se satisfait la directrice du Pôle Enfance.