Petite Enfance : grève des professionnels du secteur pour plus de reconnaissance et des embauches

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Écrit par Margot Blanloeil avec Nassuf Djailani

Les professionnels du secteur de la Petite Enfance étaient appelés à faire grève aujourd'hui, pour dénoncer le manque de personnel qualifié, comme ici à Limoges où plusieurs dizaine de personnes se sont rassemblées en fin de matinée devant les locaux de la Direction de la Jeunesse, à côté de la mairie, avant de défiler dans le centre-ville.

« Les enfants ne sont pas du bétail » ou encore « Petite enfance en péril ! », des slogans que l’on pouvait lire sur les pancartes des manifestants, entre deux et trois cents personnes massées dans les rues de Limoges ce jeudi.  Roxane Baptista, était l’une d’elle. Directrice de la crèche de Beaulieu-sur-Dordogne elle est très remontée.

« Je travaille maintenant depuis 10 ans, j’ai 30 ans, si ma santé le permet, j’espère travailler encore plusieurs année. Et je me mobilise aujourd’hui, parce que je suis épuisée. Je suis à bout de souffle. Je suis directrice d’établissement, et j’ai aussi des professionnels qui sont épuisés » s’indigne-t-elle. « Nous faisons un travail formidable au quotidien. Un travail sur l’humain, mais pour lequel il n’y a aucune reconnaissance. Que ce soit dans le travail, la formation, dans la valorisation des salaires. Les salaires sont vraiment à revoir. La formation aussi, parce que nos jeunes ne sont plus intéressés par les métiers de la petite enfance, ô combien importants. Nos métiers permettent à tout le monde, d’aller travailler. Les métiers de la Petite enfance on en a besoin dans nos sociétés, c’est la raison pour laquelle on manifeste pour dire ce besoin de reconnaissance », détaille-t-elle.

 

Ils réclament des augmentations de salaires et dénoncent un arrêté pris cet été qui permet aux établissements qui accueillent de jeunes enfants de recruter des personnels non qualifiés pour faire face à la pénurie de main d'œuvre.

 

« La réalité de terrain, c’est qu’on a des enfants qui pleurent. De plus en plus d’enfants qu’on ne peut pas prendre dans les bras, qu’on ne peut pas satisfaire. C’est une vraie indignation ! », insiste la directrice d’école.

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