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Porcelaine de Limoges dans les crèches de la ville : promesse tenue pour lutter contre les perturbateurs endocriniens

© France 3 Limousin
© France 3 Limousin

Nous vous en avions parlé en mars 2018 avec un reportage à la crèche-test Joliot-Curie. C'est désormais confirmé : d'ici cette fin d'année 2019 dans toutes les crèches de Limoges seront dotées de plateaux repas en porcelaine. Une démarche pour lutter contre les perturbateurs endocriniens. 

Par Hélène Abalo

Souvenez-vous, il y a tout juste un an, en mars 2018, nous faisions la connaissance de Basile, un petit garçon attablé à l'heure du déjeuner dans l'une des 13 crèches municipales de Limoges. Particularité : il mangeait dans une assiette en porcelaine.

La porcelaine peut se casser, certes, mais elle ne diffuse aucune substance toxique. Adieu donc les plateaux en mélamine vieillissants, qui au moindre défaut partaient déjà à la poubelle. 

►Notre reportage en mars 2018
Contre les perturbateurs endocriniens, des plateaux en porcelaine dans les crèches de Limoges
Intervenants : Nadine Rivet, Adjointe au maire de Limoges chargée de la petite enfance, Matthieu Bussereau, Professeur de céramique, Lycée des métiers Arts et Techniques du Mas Jambost Equipe : CLAPEAU François, ABALO André, BUGEAUD Sébastien

Les lycées Mas Jambost de Limoges (Haute-Vienne) et Raymond-Loewy de La Souterraine (Creuse) ont planché sur la conception de ces plateaux repas. La production en série est maintenant une réalité, lancée par la manufacture La Fabrique. D'ici à la fin de l'année 2019, le dispositif sera élargi à l'ensemble des crèches de la ville.
 

Promesses tenues

La crèche Julio-Curie, depuis sa rénovation en 2017, a servi d'établissement-test pour le programme lancé par la ville de Limoges dans sa lutte contre les perturbateurs endocriniens.

Dans un premier temps, les moules à gâteau en silicone et les pots en plastique ont été supprimés et remplacés par du verre. Car pour éviter la propagation de ces perturbateurs, il est déconseillé de faire chauffer des aliments gras ou acide dans du plastique.

Les sprays désodorisants ont été remplacés par une ventilation naturelle, les produits ménagers sont éco-labellisés et dès le début de l'expérience, une réflexion a été menée sur le remplacement des jouets cassés par des produits à la fiche technique quasi-irréprochable.

Un travail de longue haleine. Impensable en effet de changer tout ce matériel d'un seul coup. Il a fallu miser sur le remplacement progressif et parfois compliqué difficile de troquer un élément "polluant" contre un élément "moins hygiénique". 

► Notre reportage en octobre 2017
Expérimentation pour avoir moins de perturbateurs endocriniens dans les crèches en Limousin
Reportage de France Lemaire et Julianne Paul Liste des intervenants : Céline Audiguey Pouchan, puéricultrice, directrice adjointe de la crèche Joliot-Curie. Charlotte Laumond, chef de service petite enfance
 

Une loi... en 2025

Dans le cadre de la loi #Egalim, au plus tard au 1er janvier 2025, il sera " mis fin à l’utilisation de contenants alimentaires de cuisson, de réchauffe et de service, en matière plastique, dans le cadre des services de restauration collective." La Ville de Limoges a donc un bon coup d'avance pour atteindre l'objectif dans les temps.  

 
 

Une définition du danger ? 

Selon l'Organisation mondiale de la santé, "un perturbateur endocrinien est une substance ou un mélange de substances, qui altère les fonctions du système endocrinien et de ce fait induit des effets néfastes dans un organisme intact, chez sa progéniture ou au sein de (sous)- populations".

Ces substances agissent donc sur le système hormonal et peuvent altérer le métabolisme ou encore le système nerveux, y compris pour la descendance de personnes exposées. 

Les perturbateurs endocriniens peuvent se retrouver dans des produits naturels ou manufacturés. Et si toutes ces substances ne sont parfois que "suspectés" d'être toxiques, c'est le principe de précaution qui faut appliquer. 
 


 

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