Trêve hivernale, les habitants du squat de la Révolution à Limoges bénéficient de deux mois de sursis

La ministre déléguée au Logement, Emmanuelle Wargon l’annonçait ce lundi 1er février, les expulsions locatives sont ajournées jusqu’au 1er juin. Pour les habitants du squat de la Révolution à Limoges, ce n’est qu’une solution temporaire.

© Nassuf Djailani - France 3 Limousin

Les habitants du squat situé avenue de la Révolution à Limoges peuvent souffler. Ils vont bénéficier de la prolongation de la trêve hivernale. La ministre déléguée au Logement Emmanuelle Wargon l’annonçait ce lundi 1er février à nos confrères du Parisien, les expulsions locatives sont ajournées jusqu’au 1er juin à cause de la crise sanitaire.

La Préfecture de la Haute-Vienne le confirme ce mercredi, les habitants du squat ne pourront être contraints d’évacuer les bâtiments qu’ils occupent avenue de la Révolution avant le 1er juin. Après une prolongation du délai de départ jusqu’au 15 juillet dernier, les habitants avaient reçu un commandement de quitter les lieux. 

© Nassuf Djailani - France 3 Limousin

 

 

Deux mois plus tard, le 17 septembre, ils étaient alors expulsables. Malgré la demande du propriétaire, le Préfet n’avait pas engagé d’expulsion. Depuis le 1er novembre, les résidents du 4bis avenue de la Révolution sont donc à nouveau protégés par la trêve hivernale.

Cette prolongation du délai sonne pour eux comme un sursis. Pour Léonida, l’une des habitantes, l’angoisse de l’expulsion reste la même.
 

Ça nous fait gagner du temps, mais ce n’est pas une solution à long terme. Même deux mois après, on serra dans la même inquiétude.

Leonida, habitante du squat de la Révolution


Mardi 2 février, les habitants se sont rendus à la Préfecture de la Haute-Vienne pour remettre une lettre au préfet. Ils y demandent la réquisition de locaux vacants, mais avant tout une meilleure prise en compte de leurs demandes de régularisation et si possible, un regroupement de leurs dossiers. 

Ils mettent en avant leur implication dans la vie locale, ainsi que l’absence de problème sur le squat depuis leur arrivée il y a un an et demi. Pour eux, l’obtention d’un titre de séjour est la clé pour sortir de cette précarité de logement et d’emploi.

Les services préfectoraux assurent que les habitants devraient recevoir une réponse avant le 31 mars, au moins pour leurs demandes de régularisation.

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