Une "e-location" de voitures volées stoppée par la police de Limoges

Cinq jeunes majeurs sont soupçonnés d’avoir volé des voitures en région parisienne pour les louer à des trafiquants de drogue.

Le commissariat de Limoges dispose d'une belle collection de 3008.
Le commissariat de Limoges dispose d'une belle collection de 3008. © Police Nationale

C’est un étonnant réseau de location de voitures qu’a découvert la police de Limoges.

Tout est parti d’une interpellation dans une affaire de stupéfiants : les enquêteurs découvrent à cette occasion une Peugeot 3008 volée dans l’Essonne, avec une fausse plaque d’immatriculation. Peu après, un véhicule du même modèle est retrouvé accidenté à Isle. Il a aussi été volé dans l’Essonne.

Vraies fausses immatriculations

Des suspects sont alors identifiés dans la cité du Val de l’Aurence : trois individus, qui détiennent chacun un véhicule Peugeot 3008. 

Les voitures sont signalées comme volées, et elles portent les immatriculations de vrais propriétaires qui accumulent des verbalisations pour des excès de vitesse ou de mauvais stationnements…

Interpellations

Ce week-end, l’un des conducteurs, qui n’a pas de permis de conduire, est arrêté après un refus d’obtempérer pour non-respect du couvre-feu sanitaire. Les deux autres suspects sont eux aussi interpellés, et les véhicules sont saisis. 

Une jeune femme de 20 ans, qui a utilisé les voitures, est aussi arrêtée, avec une somme de 1300 euros dont elle ne peut justifier de l’origine.

"e-location"

Les enquêteurs remettent les pièces du puzzle dans l’ordre : les véhicules étaient récupérés en région parisienne et rapatriés à Limoges. Ils étaient ensuite immatriculés avec des fausses plaques, réalisées à partir de véritables papiers d’identité volés. Les voitures étaient enfin louées à bas prix sur internet. 

Selon la police, "Cette e-location de véhicules avait pour but final de permettre aux délinquants de ce quartier de pouvoir mener leur trafic de produits stupéfiants en étant mobiles."

La valeur cumulée des cinq véhicules volés dépasse les 140 000 euros. Les suspects seront jugés dans les prochaines semaines.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
faits divers