Vente aux enchères : l'art numérique trouve désormais preneur, l'œuvre la plus prisée est née près de Limoges

Pour la première fois, la célèbre maison de vente aux enchères parisienne Drouot organisait, ce 4 avril, une vente dédiée aux NFT. Parmi les œuvres numériques sélectionnées, des créations originales du plasticien limougeaud 'Systaime'.

Nouveau venu sur le marché de l'art, le NFT (oeuvres numériques) plonge l'univers créatif dans un monde virtuel assez obscur, et laisse encore perplexe certains amateurs d'art contemporain. 

Les grandes maisons de vente aux enchères Sotheby's et Christies ont commencé à s'y intéresser depuis quelques années. Ce jeudi 4 avril après-midi, c'est la parisienne Drouot qui se lance :

L'œuvre la plus prisée est née à Panazol

137 œuvres numériques d'artistes internationaux étaient donc proposées aux enchères à partir de 14 h 30 par la maison Drouot, estimées entre 250 et 70 000€.

L'œuvre la plus prisée, intitulée Bullrun, on la doit au plasticien Michaël Borras alias Systaime. Né à Limoges en 1973, il réalise ses créations, essentiellement avec son smartphone, depuis son lieu de résidence à Panazol.

Objectif : atteindre le prix symbolique d'1 bitcoin 

Créatures d'un monde virtuel, les NFT sont intimement liées aux cryptomonnaies. Ainsi, le taureau de Systaime arbore fièrement le symbole du Bitcoin, et le titre de l'œuvre, Bullrun, désigne une période durant laquelle les prix des cryptomonnaies connaissent une hausse significative. « C'est une œuvre qui est censée marquer la vente : nous aimerions qu’elle soit cédée symboliquement au prix d’un bitcoin », soit environ 60 000€ au cours du jour, indiquait, avant la vente, l'expert en art urbain et organisateur de cette vente Jean-Marc Scialom. 

L'oeuvre était mise à prix à 30 000€, les enchères sont montées jusqu'à 40 000€, moins que le prix de réserve (en dessous duquel la vente ne peut avoir lieu) fixé à 50 000€, le Bullrun de Systaime n'a donc pas été vendu.

Les NFT ? Tentative d'éclaircissement...

Drouot précise en introduction à sa vente : "Les Non Fungible Token, par définition, sont des objets numériques uniques, infalsifiables, ne pouvant être copiés. Le NFT est suivi, stocké et identifié grâce à un protocole blockchain auquel est rattaché un identifiant numérique, ce qui le rend unique et non fongible."

En clair, vous achetez un certificat d’authenticité d’un fichier numérique, ce qui veut dire que l'œuvre, image, vidéo, son, le fichier numérique donc, peut être copié ou dupliqué, mais pas votre certificat d'authenticité. Vous suivez ? Non ? Nous non plus, enfin, nous ne sommes pas très sûrs. Ce que l'on croit comprendre, c'est que l'acquisition de NFT dans le monde de l'art numérique serait une forme de mécénat, de soutien aux artistes que l'on admire.

Pas complètement désintéressé quand même : "Une plus-value de NFT considéré comme artistique est taxée à 6%. Alors que s’il s’agit d’un actif numérique, la plus-value est taxée à 30%", précise Romain Garcia, juriste fiscaliste.

Un univers obscur, terrain de jeu idéal qui attire malheureusement les escrocs.

Mais dans cet univers obscur, il y a la beauté aussi, l'incroyable nouveauté et une esthétique bouleversée par les nouveaux codes, qui méritent d'y jeter au moins un œil. 

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