L'épidémiologiste Sophie Larrieu explique pourquoi le taux d'incidence flambe en Nouvelle-Aquitaine

Le taux d’incidence en Nouvelle-Aquitaine a été multiplié par 7 en deux semaines. Une accélération plus marquée sur le littoral et chez les 20-30 ans. Nous avons posé trois questions à Sophie Larrieu, épidémiologiste à Santé Publique France Nouvelle-Aquitaine.
Sophie Larrieu, épidémiologiste à Santé Publique France Nouvelle-Aquitaine était l'invitée du 19/20 ce 27 juillet 2021.
Sophie Larrieu, épidémiologiste à Santé Publique France Nouvelle-Aquitaine était l'invitée du 19/20 ce 27 juillet 2021. © France 3 Aquitaine

Quel est le profil des personnes contaminées ?

Pour l’instant, l’augmentation du taux d'incidence concerne essentiellement les jeunes adultes. Mais on commence également à le voir dans les autres tranches d’âge. Ce sont surtout les 20-30 ans qui ont envie de profiter de l’été, de faire la fête, de profiter sans masque et qui oublient un petit peu les gestes barrière. Malheureusement, ça entraîne une situation explosive dans cette tranche d’âge. 

Quel est l’impact sur le système hospitalier régional ?

Pour l’instant, l’impact est très limité. On voit quand même une dégradation des indicateurs. Les hospitalisations ont commencé à réaugmenter et ce n’est pas étonnement parce qu’on a toujours un décalage. On voit d’abord le taux d’incidence qui augmente et ensuite les hospitalisations qui augmentent. Ca ne veut pas dire que si la situation dans les hôpitaux reste contrôlée, elle ne va pas se dégrader dans les semaines à venir. En particulier, si le taux d’incidence se met à augmenter dans les tranches d’âge des plus âgés. 

 

La surfréquentation touristique est-elle  en cause ?

Ca fait partie des facteurs qui ont contribué à cette dégradation. On a la chance d’habiter une région très belle, très touristique dans laquelle les gens ont envie de venir. Forcément, ça entraîne une densité de population plus importante et des gens qui sont plus proches physiquement. Le virus peut circuler plus facilement. Il y a aussi les fêtes, les boîtes de nuit, toutes ces zones où les gens sont très rapprochés. C’est là que la circulation va être maximale. Ne serait-ce que dans les rues quand elles sont bondées. 

 

La situation a poussé la prète de la Gironde à prendre des mesures : 

 

Selon les derniers chiffres publiés ce mardi soir, le taux d'incidence de la région est à 218, 2 cas pour 100 000 habitants. 4 départements sont en alerte maximale. 

 

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